Ligaments du pied

Indépendamment des ligaments que nous avons mentionnés en décrivant l’articulation tibio-tarsienne, ainsi que des différents ligaments interosseux, nous trouvons encore, tant à la face dorsale qu’à la face plantaire du pied, des ligaments spéciaux. Nous les décrirons à part, en les réunissant, parce que certains d’entre eux intéressent à la fois plusieurs articulations. Leur répartition est en rapport avec la disposition en voûte du pied. Ce sont surtout les ligaments plantaires qui maintiennent cette disposition.

Articulations métatarso-phalangiennes et phalangiennes

Ces articulations sont essentiellement les mêmes que les articulations correspondantes de la main. Dans les articulations des premières phalanges avec les métatarsiens, les surfaces articulaires des têtes de ces derniers sont très développées à la face dorsale et c’est là précisément qu’elles concordent le mieux avec les cavités de réception des premières phalanges.

Articulations tarso-métatarsiennes

Les surfaces articulaires sont ici aussi faiblement recourbées. Cependant le premier et le cinquième métatarsien peuvent accomplir des mouvements un peu plus étendus. Le deuxième et le troisième sont fixés aux deuxième et troisième cunéiformes d’une façon très intime. La première articulation tarso-métatarsienne possède une cavité articulaire propre. En général, la deuxième et la troisième articulation ont une cavité articulaire commune, et il en est de même pour la quatrième et la cinquième. Pourtant il arrive parfois que ces deux dernières cavités articulaires sont fusionnées, sur une certaine étendue, en une seule.

Articulation cunéo-scaphoïdienne

Elle comprend l’articulation du scaphoïde avec les trois cunéiformes et fréquemment aussi une articulation entre le scaphoïde et le cuboïde. La cavité articulaire se prolonge, sur une certaine étendue, entre les cunéiformes et est fermée par une capsule rigide. Grâce à la faible courbure des surfaces articulaires, grâce aussi à l’existence de puissants ligaments auxiliaires, développés surtout à la face plantaire, l’articulation devient une amphiarthrose.

Articulation calcanéo-cuboïdienne

Les mouvements de cette articulation sont peu nombreux, parce que les surfaces articulaires des deux os sont, l’une et l’autre, des surfaces en selle, et que, de plus, la capsule s’étend immédiatement des bords de la surface articulaire de l’un des os aux bords de celle de l’autre os. Elle est renforcée par des ligaments dorsaux et par des ligaments plantaires.

Articulation astrogalo-calcanéo-scaphoïdienne

Cette articulation en comprend en réalité plusieurs, qui accomplissent ensemble une seule et unique fonction – Elle comprend l’articulation astragalo-calcanéenne et l’articulation astragalo-scaphoïdienne.

Articulation tibio-tarsienne

Les deux malléoles des extrémités distales des os de la jambe entourent l’astragale (fig. 245). L’astragale se meut ainsi entre les deux malléoles, comme dans une articulation en charnière. Du pourtour de la surface articulaire formée par le tibia et la malléole externe naît la capsule articulaire : en avant et en arrière elle est lâche; elle est, au contraire, rigide en dedans et en dehors. Du côté de l’astragale, elle s’insère en avant au col de l’os, tandis qu’en arrière elle s’unit immédiatement à la limite du cartilage articulaire. La rigidité de la capsule sur les côtés est encore renforcée par des ligaments latéraux.

Articulations des os du pied

Nous avons à distinguer :  l’articulation du pied avec la jambe ou articulation tibio-tarsienne; les articulations entre les différents os du tarse ou articulations tarsiennes; celles qui ont lieu entre les os du tarse et ceux du métatarse, c’est-à-dire les articulations tarsométatarsiennes; les articulations entre le métatarse et les phalanges ou articulations métatarso-phalangiennes, et enfin les articulations des phalanges entre elles, c’est-à-dire les articulations phalangiennes.

Phalanges

La différence essentielle qui existe entre les phalanges des orteils et celles des doigts consiste dans leur atrophie. Les orteils forment la partie la moins volumineuse du pied. Le nombre des phalanges des différents orteils est le même que celui des phalanges des différents doigts.

Squelette du métatarse

Cette partie du squelette du pied qui fait suite au tarse consiste en cinq os, disposés en une rangée transversale : le premier d’entre eux est le plus court, mais en même temps le plus épais (fig. 240, 241). Les quatre suivants sont plus grêles et leur longueur diminue progressivement du deuxième jusqu’au cinquième. L’extrémité proximale ou base de ces os s’articule avec le tarse à l’aide d’une surface articulaire, très légèrement convexe, à peu près plane. Leur extrémité distale porte une tête, fort convexe, qui se développe vers la face plantaire et s’articule avec la première phalange des orteils.

Squelette du tarse

Les sept os du tarse, comparés aux os du carpe, ne sont pas seule ment des pièces plus volumineuses, mais ils présentent une autre dii position. Les deux plus grands d’entre eux, l’astragale (talus) et le calcanéum (calcaneus), représentent la rangée proximale et correspondent, a leur ensemble, aux trois os de la rangée proximale du carpe. L’astragale est en rapport, par son extrémité distale, avec le scaphoïde naviculare), qui correspond à un os qui fait généralement défaut à la main , le central. Viennent ensuite trois os tarsaux, le premier, le deuxième et le troisième tarsal, désignés généralement sous le nom de unéiformes (cuneiformia) : ils sont en rapport avec autant de métatarsiens.

Squelette du pied

Le squelette du pied présente, d’une façon générale, une constitution très semblable à celle du squelette de la main. Les pièces qui le composent ont toutefois des caractères qui les distinguent des pièces correspondantes de la main et qui sont en rapport avec la différence leur fonction. C’est également la fonction qu’accomplit le pied qui termine la position qu’il prend vis-à-vis de la jambe. Tandis que ns la position moyenne de la main, son axe longitudinal n’est que le longuement de l’axe longitudinal de l’avant-bras, dans la position moyenne du pied, l’axe longitudinal de ce dernier FORME UN ANGLE avec celui de la jambe. LA POSITION MOYENNE DU PIED RÉPOND A UNE FLEXION DORSA La face soléaire du pied, qui correspond à la face palmaire de la ma est appliquée sur le sol. L’homme est plantigrade.

Articulations péronéo-tibiales

Les deux os de la jambe sont unis suivant leur longueur par une membrane ; ils sont en outre unis à leurs extrémités proximales et dises par des amphiarthroses.

Articulation tibio-fémorale

Grâce au développement plus considérable qu’a pris le tibia, le péroné s’est trouvé exclu de l’articulation avec le fémur et le tibia seul forme avec ce dernier l’articulation du genou. Les mouvements que peut exécuter cette articulation sont d’une part des mouvements d’extension et de flexion (mouvements angulaires) de la jambe, et d’autre part des mouvements de rotation. L’articulation est donc une trocho-ginglyme.

Os de la jambe

Le squelette de la jambe est formé par deux os longs : le tibia et le péroné (fibula). Chez les vertébrés inférieurs et même encore chez l’homme, à un stade reculé du développement, ces deux os ont à peu près la même épaisseur et tous deux sont en rapport avec le fémur. Progressivement il se produit une différenciation : le tibia, c’est-à-dire l’os interne de la jambe, se développe beaucoup plus que l’externe, le péroné. En même temps ce dernier est écarté du fémur par le tibia. Le tibia devient ainsi la pièce squelettique principale de la jambe; c’est lui seul qui s’articule désormais avec le fémur. Le péroné perd de la sorte sa valeur fonctionnelle primitive, qui était la même que celle du tibia, en même temps que ce dernier prend progressivement plus d’importance. Le tibia formant l’os principal de la jambe, le squelette de celle-ci acquiert une plus grande solidité et l’articulation du genou peut exécuter des mouvements plus variés. La réduction du péroné se trouve donc en connexions avec un perfectionnement de la mobilité de l’articulation.

Articulation coxo-fémorale

L’articulation du fémur avec l’os iliaque, c’est-à-dire l’articulation de l’extrémité libre du membre inférieur avec le tronc, constitue une énarthrose. La tête du fémur est reçue dans la cavité cotyloïde de l’os iliaque, qui lui forme une cavité de réception représentant un peu plus d’un hémisphère. La cavité cotyloïde est approfondie à l’aide d’un bourrelet marginal fibro-cartilagineux, le bourrelet glénoïdien (labrum glenoidale), qui est jeté comme un pont au-dessus de l’échancrure cotyloïdienne. De là le nom de ligament transverse (lig. transversum) qu’on donne à cette partie du bourrelet. Sous ce pont passent des vaisseaux sanguins, qui se rendent dans l’arrière-fond de la cavité cotyloïde. Le bourrelet glénoïdien est large, son bord tranchant est à peu près libre ; il s’applique intimement sur lai tête du fémur et agrandit par conséquent la cavité cotyloïde (fig. 230, Lab.) La surface articulaire semi-lunaire de la cavité de réception entoure l’arrière-fond de la cavité cotyloïde, qui n’est pas revêtu par du cartilage, mais qui est rempli par une masse de graisse, le pulvinar, tapissé par la membrane synoviale.

Os de la cuisse ou Fémur

Cet os est le plus long des os du corps. Sa diaphyse, épaisse, présente peu de particularités. Sa cavité médullaire est entourée d’une substance compacte, paisse; ce qui donne à l’os une grande solidité. Les deux extrémités offrent les caractères spéciaux. L’extrémité proximale est caractérisée par une tête articulaire dirigée en dedans et un peu en avant. Elle représente un peu plus d’une demi-sphère et porte au-dessous du centre de sa surface la fossette de la tête du fémur (fovea capitis), dans laquelle s’insère le ligament rond.

Squelette de l’extrémité libre du membre inférieur

Le squelette de l’extrémité libre du membre inférieur se divise, comme celui de l’extrémité libre du membre supérieur, en trois parties : La cuisse, la jambe et le pied. De même que la forme plus massive et l’articulation moins mobile de la ceinture pelvienne sont dues à la fonction des membres inférieurs, de même aussi les autres parties squelettiques de ces membres présentent des dispositions en rapport avec leur double valeur fonctionnelle comme organes de sustentation et de locomotion.

Le bassin dans son ensemble

Le bassin (pelvis), formé par l’union des deux os iliaques avec le sacrum, présente à considérer deux cavités : le grand bassin et le petit bassin. Le grand bassin est délimité latéralement par les deux ilions: sa paroi postérieure est formée par la dernière vertèbre lombaire ; sa paroi antérieure, par la paroi abdominale. Toute la cavité du bassin fait partie de la cavité abdominale, dont elle constitue la partie inférieure. La paroi postérieure du petit bassin est formée par le sacrum et le coccyx; sa paroi antérieure, par la symphyse pubienne et les pubis ; enfin ses parois latérales sont principalement formées par les ischions. On désigne sous le nom de détroit supérieur un large orifice, délimité de toutes parts par des parties osseuses et mettant en communication le grand bassin avec le petit bassin. Le détroit supérieur est nettement délimité en arrière par le promontoire, et latéralement par la ligne terminale (linea terminalis) formée par le bord antérieur de la base du sacrum, la ligne innommée, la crête pectinéale, le bord supérieur des pubis et celui de la symphyse pubienne.

Symphyse du pubis

L’articulation des deux os iliaques entre eux a lieu dans la symphyse du pubis. Cette symphyse est constituée par une puissante couche de fibro-cartilage, interposée entre les deux facettes du pubis, encroûtées de cartilage, et en regard l’une de l’autre. Ce fibro-cartilage se continue avec les cartilages articulaires.

Articulation avec la colonne vertébrale

L’os iliaque est articulé, à l’aide de sa facette auriculaire, avec la facette de même nom du sacrum. Cette articulation sacro-iliaque constitue une amphiarthrose. Les surfaces articulaires sont rugueuses de part et d’autre et sont revêtues de cartilage. Aux dépressions de l’une des surfaces correspondent des saillies de l’autre. Une capsule rigide entoure l’articulation et est renforcée par des ligaments. Il s’établit ainsi, à l’aide de ces ligaments et au moyen d’autres ligaments plus éloignés de l’articulation, une union solide des deux os.

Ceinture pelvienne

La ceinture pelvienne unit les membres inférieurs à l’axe du corps. Elle est formée, de chaque côté de la ligne médiane, par un seul os, l’os iliaque, qui s’unit, d’une part, en avant, sur la ligne médiane, avec celui de l’autre côté en formant la symphyse du pubis, et d’autre part, en arrière, avec le sacrum. Ces trois pièces squelettiques constituent dans leur ensemble le bassin. La ceinture pelvienne est une véritable ceinture, dans le sens propre du mot. Enfin, grâce à son union avec le sacrum, elle est directement fixée à la colonne vertébrale. Nous avons pourtant dit précédemment (page 170) que la partie du sacrum qui s’articule avec l’os iliaque n’appartient pas en réalité à la colonne vertébrale, mais est formée par des rudiments de côtes, qui se fusionnent avec les vertèbres sacrées. La ceinture pelvienne n’est donc aussi unie qu’avec des organes appendiculaires de la colonne vertébrale et ne diffère, par conséquent, pas essentiellement, sous ce rapport, de la ceinture de l’épaule. Toutefois elle est plus intimement fixée à la colonne vertébrale que la ceinture de l’épaule, ce qui dépend de ce que les membres inférieurs sont moins mobiles que les membres supérieurs. Cette fixité de la ceinture pelvienne est en connexion avec la valeur physiologique des membres inférieurs; ils servent, en effet, à la fois d’organes de sustentation et de locomotion.

Articulations phalangiennes

Les articulations des phalanges entre elles constituent des ginglymes; elles permettent des mouvements d’extension et de flexion. La trochlée formée par la tête articulaire d’une phalange quelconque s’articule avec la base de la phalange suivante. L’extension des trochlées vers la face palmaire correspond à une mobilité plus grande dans la même direction. Pendant l’extension complète, la partie palmaire des trochlées est à découvert, c’est-à-dire qu’elle n’est pas reçue dans la cavité de réception; pendant la flexion complète, la face supérieure et distale de la trochlée fait fortement saillie.

Articulations métacarpo-phalangiennes

Les bases des premières phalanges des quatre derniers doigts s’articulent avec les têtes des métacarpiens correspondants. En raison du peu d’étendue des cavités de réception relativement au grand développement des surfaces articulaires des têtes des métacarpiens, la mobilité des doigts est très considérable. Ils peuvent surtout se mouvoir vers la face palmaire, à cause de la grande extension des surfaces articulaires des
têtes des métacarpiens, du côté palmaire. La capsule articulaire est recouverte, à sa face dorsale, par les tendons des muscles extenseurs des doigts. Elle présente en outre latéralement, ainsi qu’à sa face palmaire, des ligaments de renforcement. Le pouce fait ici aussi une exception. Son articulation métacarpo-phalangienne constitue une ginglyme et
se comporte donc comme une articulation phalangienne. Cette disposition compense la grande mobilité de l’articulation carpo-métacarpienne du pouce, de sorte que le pouce se comporte, à partir de son articulation avec le carpe, comme un doigt à trois phalanges.

Ligaments de la main

Des extrémités distales des deux os de l’avant-bras s’étend au-dessus du carpe, jusqu’aux bases des quatre derniers métacarpiens, un appareil ligamenteux, qui fait partiellement partie de plusieurs articulations. Nous distinguons le LIGAMENT CAPSULAIRE, des ligaments de renforcement qui sont en rapport avec lui. Le ligament capsulaire se divise en deux parties, dont l’une entoure l’articulation radio-carpienne, tandis que l’autre entoure l’articulation carpienne et se prolonge au-dessus des articulations carpo-métacarpiennes des quatre derniers doigts. De même que le ligament capsulaire comprend une partie dorsale et une partie palmaire, de même on divise les ligaments de renforcement en ligaments dorsaux et ligaments palmaires.

Articulations carpo-métacarpiennes

Il y a lieu de distinguer l’articulation carpo-métacarpienne du pouce et l’articulation de même nom des quatre autres doigts de la main. L’articulation carpo-métacarpienne du pouce est une articulation enselle, qui existe entre le trapèze et le métacarpien du pouce. Le ligament capsulaire s’étend du pourtour de la surface articulaire du trapèze jusqu’un peu au-dessus du pourtour de celle du premier métacarpien. Quand le pouce se trouve en opposition, c’est-à-dire quand il se meut vers la paume de la main, en se rapprochant du petit doigt, l’axe transversal de l’articulation est situé dans le trapèze ; il est légèrement incliné vers la face palmaire de la main. Quand le pouce est en abduction et en adduction, l’axe transversal de l’articulation, à cause de la disposition de la base du premier métacarpien, est dirigé obliquement de la face dorsale vers la face palmaire et en même temps du bord radial vers le bord cubital de la main.

Articulation carpienne

Nous venons de voir que les os de la rangée proximale, grâce à leur union intime, forment un tout unique; il en est de même pour les os de la rangée distale du carpe. La surface de contact des os de ces deux rangées c’est-à-dire que chacune de ces deux rangées d’os du carpe présente une tête articulaire et une cavité de réception. La partie externe du scaphoïde (s) constitue la tête articulaire proximale; elle est reçue dans une cavité de réception formée par le trapèze et le trapézoïde (tz, trz). La tête articulaire distale est formée par le grand os (c) et l’os crochu (h) et est reçue dans une cavité de réception, à la formation de laquelle prennent part les trois os de la rangée proximale (fig. 212, 213 et 215).

Articulation radio-carpienne

Cette articulation a lieu entre le radius et les trois os de la rangée proximale du carpe. Grâce à l’existence du ligament triangulaire, dont nous avons parlé précédemment, et qui, inséré au radius, s’insinue entre la tête du cubitus et le pyramidal, le cubitus ne prend pas part à l’articulation. La main est donc mue par la rotation du radius.

Articulations de la main

La grande valeur fonctionnelle qu’a acquise la main chez l’homme, grâce à la mobilité dont elle jouit dans son ensemble comme dans ses diverses parties constitutives, trouve son expression anatomique dans la disposition de ses articulations. Il y a à examiner d’abord l’articulation de l’ensemble de la main avec l’avant-bras et particulièrement avec le radius ; puis, les articulations des différentes parties de cet organe entre elles.

Os des doigts

Les phalanges, au nombre de deux pour le pouce, de trois pour les autres doigts, constituent le squelette des doigts. On les désigne sous les noms de première phalange ou phalange basilaire, deuxième phalange ou phalange moyenne et troisième phalange ou phalange unguéale, ou encore phalange terminale. Les phalanges d’un même doigt sont d’autant plus courtes qu’elles sont plus rapprochées de son extrémité terminale. A chaque phalange on distingue un corps et deux extrémités.

Os du métacarpe

Les cinq os du métacarpe sont des os longs, un peu plus volumineux à leurs extrémités et semblables aux os creux plus allongés du squelette. Leur extrémité proximale, leur base, s’articule avec le carpe. Leur tête, distale, s’articule à la première phalange des doigts. Le troisième métacarpien n’est guère plus long que le deuxième; il a souvent la même longueur que lui, mais il est rarement plus court. Les deux derniers sont un peu moins longs que les précédents. Enfin, le plus court, et en même temps le plus épais, est le premier métacarpien, c’est-à-dire celui du pouce. Ces différents os présentent des caractères communs et des caractères différentiels.

Os du carpe

Le squelette du carpe se constitue de deux rangées de pièces osseuses, petites et de formes diverses. Elles présentent des surfaces articulaires, à l’aide desquelles elles s’articulent d’une part entre elles, d’autre part avec l’avant-bras et enfin avec le métacarpe.

Squelette de la main

Les os de la main, c’est-à-dire de la dernière partie du membre supérieur, sont plus nombreux, mais ils sont plus petits. La partie proximale de la main, le carpe, est formée par un ensemble d’os courts, très différents les uns des autres par leur forme. Au carpe sont rattachés cinq os plus longs, qui constituent le métacarpe. Enfin les différents os du métacarpe sont en rapport avec les parties squelettiques des doigts, les phalanges.

Articulation des os de l’avant-bras entre eux et avec l’humérus

Les dispositions réalisées dans les articulations des deux ‘os de l’avant-bras avec l’humérus sont en rapport avec le double mouvement du radius. De même que le cubitus, le radius peut exécuter des mouvements d’extension et de flexion. L’articulation du coude fonctionne alors comme ginglyme. Cependant la rotation du radius a déterminé dans cette articulation des dispositions spéciales. Aussi, en ce qui concerne le radius, l’on a affaire à une trocho-ginglyme. Cette dernière ne comprend donc qu’une partie de l’articulation ; c’est la ginglyme qui en représente la partie principale. Nous avons à distinguer : l’articulation des deux os de l’avant-bras avec l’humérus, pour laquelle il n’existe qu’une seule cavité articulaire; ensuite les dispositions qui, dans cette articulation, sont propres au radius et au cubitus, et enfin les moyens d’union entre le radius et cubitus en dehors de cette articulation.

Os de l’avant-bras

Ce sont deux os très allongés, comme l’humérus, et désignés sous les noms de radius (radius) et de cubitus (ulna). Leur conformation est surtout déterminée par les articulations, dans lesquelles interviennent leurs extrémités et spécialement par la mobilité de l’un d’entre eux. Le radius est notamment capable de tourner autour de son axe longitudinal. A son extrémité distale est fixée la main/de sorte que les mouvements de rotation du radius se manifestent par des changements de position de la main. Par contre, l’articulation du squelette de l’avant-bras avec le bras se fait principalement au moyen du cubitus, dont l’extrémité proximale est, pour ce motif, plus volumineuse, son extrémité distale étant considérablement rétrécie, parce qu’elle ne participe pas à l’articulation avec la main. Le radius présente des rapports inverses. Son extrémité distale, qui s’articule avec la main, est la plus volumineuse, tandis que son extrémité proximale est la plus grêle. Grâce à sa mobilité plus grande, le radius constitue la partie dominante de l’avant-bras; le cubitus s’est adapté à ses actions.

Articulation scapulo-humérale

L’articulation de la tête de l’humérus avec la cavité glénoïde de l’omoplate constitue l’articulation de l’épaule ou scapulo-humérale. Conformément à la grande mobilité de l’humérus, elle est entourée par une capsule large et lâche (fig. 203). Cette capsule naît au pourtour de la surface articulaire, encroûtée de cartilage, de l’omoplate et présente le long de son insertion une forte couche profonde de faisceaux fibreux circulaires, qui sont en continuité directe avec le bord du revêtement cartilagineux de la cavité glénoïde. En certains points, le bord externe de cette couche fibreuse proémine dans la cavité articulaire, surtout à la face postérieure, et fréquemment cette partie de la capsule se continue avec le tendon d’origine de la longue portion du muscle biceps (fig. 204). Cette couche de fibres annulaires constitue un bourrelet glénoïdien (labrum glenoidale), qui agrandit la cavité de réception de l’articulation.

Os du bras: l’humérus

Le squelette de l’extrémité libre du membre supérieur se divise en trois grandes parties. Le nombre des os qui constituent chacune d’entre elles est d’autant plus considérable que l’on envisage une partie du membre plus rapprochée de son extrémité distale. La première partie, le bras, n’est formée que par un seul os; la deuxième, l’avant-bras, en comprend deux, et la troisième, la main, est constituée par un plus grand nombre d’os plus petits.

Ceinture de l’épaule

Les os de la ceinture de l’épaule sont l’omoplate (scapula) et la clavicule (clavicula), qui unit l’omoplate au sternum.

Squelette des membres

D’après leur situation par rapport à l’axe du corps, il y a lieu de distinguer les membres en supérieurs et inférieurs. Ils correspondent respectivement aux membres antérieurs et aux membres postérieurs des autres vertébrés. Chaque membre est formé d’une partie libre, rattachée à l’axe du corps par un appareil squelettique spécial, désigné sous le nom de ceinture. La ceinture des membres supérieurs est appelée ceinture thoracique ou ceinture de l’épaule. Celle des membres inférieurs porte le nom de ceinture pelvienne. On constate dans la disposition des os de la ceinture de l’épaule et de la ceinture pelvienne, ainsi que dans la disposition des os des extrémités libres des membres supérieurs et inférieurs, une similitude plus ou moins complète, qui permet d’y reconnaître un type commun. L’anatomie comparée nous fournit sur ce sujet des preuves plus manifestes. Cette disposition identique primitive des deux membres a disparu progressivement à la suite de la différenciation des fonctions accomplies par chacun d’entre eux. Les membres supérieurs se sont en effet chargés de fonctions différentes de celles accomplies par les membres inférieurs, et les dispositions squelettiques des uns et des autres se sont adaptées progressivement à ces fonctions. Chez l’homme ces différences de fonctions des membres sont très accentuées. Tandis que le membre supérieur accomplit des fonctions très diverses, ce qui a déterminé une très grande mobilité de ses parties constitutives, le membre inférieur est devenu essentiellement un organe de sustentation du corps et en même temps un organe de locomotion, c’est-à-dire que ces fonctions, que chez la plupart des mammifères il partage avec le membre supérieur, ont acquis chez l’homme. Un haut degré de perfectionnement et ne sont plus accomplies que par lui. C’est ainsi que l’on peut s’expliquer comment il se fait qu’un grand nombre de caractères primitivement communs aux deux membres ont disparu dans l’un ou l’autre d’entre eux.

Diverses formes et mensurations des crânes

La forme du crâne présente, chez les différents hommes, des variations individuelles. Plus grandes encore sont les différences que l’on constate dans la forme du crâne chez les diverses souches d’un même peuple. Enfin les différences qui existent à ce sujet entre les diverses races humaines sont plus prononcées encore. Indépendamment de la forme générale, l’expression physiognomonique du crâne est aussi très variable.

Modifications subies par le crâne dans le cours de la vie

L’état de développement que présentent les différents os du crâne aux différentes époques de la vie donne à l’ensemble du crâne un aspect général caractéristique, dont nous ne pouvons ici que tracer les grandes lignes. Chez le nouveau-né la partie cérébrale l’emporte sur la portion faciale, ce qui donne au crâne une longueur plus considérable.Le plus grand diamètre transversal existe entre les deux bosses pariétales.

Comparaison entre le crâne de l’homme et celui des animaux

De toutes les parties du squelette, c’est le crâne qui présente le plus, grand nombre de caractères particuliers. Cela dépend de l’extrême multiplicité des rapports que possède le squelette de la tête avec d’autres organes. Moins est active la participation que prend une partie du squelette à l’économie générale de l’organisme, ou, ce qui revient au même, moindre est sa coopération au mécanisme des fonctions, moins importants aussi sont les caractères que ces fonctions lui fournissent et par conséquent plus actives sont les influences que peuvent exercer sur sa forme les organes qui l’avoisinent. De même que la similitude de la disposition générale du crâne chez les vertébrés est la résultante de la similitude de ses rapports généraux, de même aussi les caractères spéciaux qu’il présente dans les différents groupes sont la conséquence de la (diversité des rapports qu’il affecte avec les organes qui l’avoisinent. Les caractères spéciaux sont dus, tout comme ceux des autres parties du squelette, à son adaptation à des fonctions déterminées et à ses rapports avec d’autres organes. L’on peut arriver à reconnaître ses caractères spéciaux en le comparant au crâne d’animaux voisins.

Fontanelles et os intercalaires

Les os de revêtement de la voûte du crâne ne procédant chacun que d’un seul point d’ossification, il en résulte que la voûte osseuse du crâne n’est pas complète au début. Les os frontaux et les pariétaux s’accroissent vers la périphérie en procédant des bosses frontales et pariétales, qui correspondent aux points où apparaissent leurs centres d’ossification, ils finissent par se juxtaposer. Le même phénomène se produit au niveau e l’interpariétal, qui sert à former l’écaillé du temporal. Les ébauches les ces différents os sont donc primitivement séparées les unes des autres par des espaces intermédiaires membraneux. Plus tard, lorsque les os se touchent sur une étendue plus considérable, le long de leurs sutures, il persiste encore entre eux des espaces membraneux. Ces espaces correspondent aux points de la périphérie des os qui sont les plus éloignés u lieu de formation de leur centre d’ossification. On désigne ces parties non ossifiées e la voûte du crâne sous le nom de fontanelles.

Conformation extérieure et cavités internes du crâne

La forme générale affectée par le crâne dans son ensemble résulte de l’adaptation de ses différentes parties constitutives à des rapports physiologiques divers. Un examen même superficiel permet de distinguer au crâne deux parties principales. L’une constitue la capsule dans laquelle se trouve logé le cerveau ; on la désigne sous le nom de portion cérébrale du crâne ; l’autre est formée par les os des régions nasale et maxillaire; c’est la portion faciale du crâne.

Os hyoïde

Ainsi que nous l’avons exposé précédemment, les différentes parties osseuses, que l’on désigne dans leur ensemble sous le nom d’os hyoïde, ne sont que les restes d’un système d’arcs, qui font partie de la tête et sont très développés chez les vertébrés inférieurs. Chez les vertébrés où ce système d’arcs atteint son complet développement, on trouve, à droite et à gauche de la tète, des arcs cartilagineux ou osseux, formés de plusieurs segments et réunis sur la ligne médio-ventrale par d’autres pièces cartilagineuses ou osseuses, appelées copules. Chaque copule est en rapport avec deux paires d’arcs. C’est aussi une copule avec les restes de ses deux paires d’arcs qui constitue le rudiment de cet appareil, situé à la limite entre la face antérieure du cou et le fond de la cavité buccale.

Articulation temporo-maxillaire

Le maxillaire inférieur s’articule à l’aide de son condyle avec la surface articulaire que présente la portion squammeuse du temporal. Cette surface articulaire comprend le tubercule zygomatique et la cavité glénoïde. Le tubercule zygomatique est seul revêtu par du cartilage articulaire, tandis que le fond ainsi que la paroi postérieure de la cavité glénoïde ne sont tapissés que par du tissu conjonctif.

Maxillaire inférieur

Le maxillaire inférieur se forme aux dépens de deux moitiés séparées, qui se fusionnent progressivement, en général pendant la première année de la vie, en un os unique ; cette soudure se fait sur la ligne médiane. Cet os se trouve situé au-dessous de la région faciale du crâne. On lui distingue un corps arciforme, portant une partie alvéolaire correspondant à l’apophyse alvéolaire du maxillaire supérieur, et deux branches montantes, qui partent, à droite et à gauche, de l’extrémité postérieure du corps de l’os.

Osselets de l’oreille moyenne

Ces pièces du squelette sont situées contre la paroi du labyrinthe de l’os pétreux, c’est-à-dire que primitivement elles sont placées à la face externe du crâne. C’est à la suite du développement de la portion tympanique du temporal qu’elles arrivent à se trouver logées à l’intérieur du temporal, – dans l’espace désigné sous le nom de cavité tympanique ou caisse du tympan. Le fait que ces osselets se différencient à une époque très reculée du développement et qu’ils atteignent relativement tôt leur volume définitif, indique qu’ils avaient primitivement un volume plus considérable. Ils forment, en se mettant en rapport les uns avec les autres, une chaîne, qui s’étend de la paroi interne de la caisse du tympan à la membrane tympanique, cette dernière étant fixée à la portion tympanique du temporal. L’étrier est en rapport avec la paroi interne de la caisse du tympan le marteau se met en rapport avec la membrane tympanique. Entre l’étrier et le marteau se trouve l’enclume.

Muscles du squelette viscéral (muscles du maxillaire inférieur et de l’hyoïde

Sous cette dénomination l’on désigne les parties du squelette qui dérivent des arcs branchiaux cartilagineux ou qui s’y rattachent . Tandis que les os qui dérivent du crâne primordial restent unis à la capsule crânienne et servent d’organes de soutien pour cette capsule, les pièces squelettiques formées aux dépens des arcs branchiaux cartilagineux acquièrent des rapports divers4 Grâce à leur voisinage avec d’autres organes, elles subissent différentes transformations, résultant de

Os jugal ou os malaire

L’os malaire ou os de la pommette, grâce à son union avec le maxillaire supérieur et le temporal, forme l’ai-cade zygomatique (arcus zygomaticus), qui fait saillie à la face externe de la région faciale du crâne, au-dessus de la partie inférieure de la fosse temporale. Son articulation avec l’apophyse zygomatique du maxillaire supérieur se fait par une surface triangulaire rugueuse élargie en haut. En arrière l’os malaire se prolonge en une apophyse temporale (processus temporalis) plus petite qui s’articule avec l’apophyse zygomatique du temporal, à l’aide d’une suture, qui regarde en haut et en arrière. Tandis que la face externe de l’os, qui est la plus développée, fait toute entière partie de la face,- ce qui lui vaut le nom de surface faciale (superficies facialis) (fig. 172), la face interne de l’os est divisée, par une forte apophyse, en deux faces. Cette apophyse va, en dehors du bord supérieur de l’os malaire, jusqu’à l’apophyse zygomatique du frontal (fig. 185) et s’étend en arrière et en dedans jusqu’à la crête jugale de l’aile temporale du sphénoïde.

Palatin

Cet os est situé en arrière du maxillaire supérieur et semble interposé entre lui et l’apophyse ptérygoïde du sphénoïde. Il est formé par deux lames osseuses, unies à angle droit, et dont l’une, la partie verticale (pars perpendicularis), intervient dans la constitution de la paroi externe des fosses nasales, tandis que l’autre, la partie horizontale (pars horizontalis), est appliquée contre l’apophyse palatine du maxillaire supérieur et forme la partie postérieure de la voûte palatine. A ces deux lames osseuses, il faut ajouter trois apophyses.

Maxillaire supérieur

Cet os, qui s’unit sur la ligne médiane avec celui de l’autre côté, forme la partie la plus importante de la région faciale du crâne. Il s’articule avec tous les autres os de la face. Bien qu’il soit déjà constitué par une seule pièce chez le nouveau-né, il consiste cependant primitivement en deux pièces osseuses distinctes, le prémaxillaire et le maxillaire proprement dit. Ces deux os se fusionnent ultérieurement. Aux dépens du prémaxillaire se forme la partie de l’os qui porte les dents incisives et qui délimite extérieurement l’orifice nasal.

OS DE LA RÉGION MAXILLAIRE DU CRANE

Ces os, constituent la partie inférieure et externe du squelette de la face. Ils séparent la cavité buccale des fosses nasales ; le maxillaire supérieur et le palatin forment, en effet, le fond des fosses nasales et la voûte de la cavité buccale. Par l’intermédiaire de l’os malaire, les os de cette région sont réunis à la paroi externe de la capsule crânienne. Comme l’os malaire intervient primitivement dans la délimitation du bord de la mâchoire, on doit le rattacher aux os de la région maxillaire. Indépendamment des os que nous venons d’énumérer, le ptérygoïde, dont nous avons parlé précédemment en décrivant le sphénoïde, auquel il est soudé chez l’homme, fait encore partie des os de cette région. Enfin nous mentionnerons encore, en parlant du maxillaire supérieur, un cinquième os de la région maxillaire ; c’est le prémaxillaire

Cartilages de la région nasale

Après l’ossification de l’ethmoïde, ainsi qu’après l’atrophie des parties cartilagineuses recouvertes par les os nasaux, le maxillaire supérieur et le palatin, il persiste une partie de la capsule nasale cartilagineuse : elle sert à former la charpente du nez. Elle consiste en une lame cartilagineuse verticale, unie immédiatement ou médiatement avec des cartilages, qui font partie de la paroi externe du nez.

RÉGION NASALE DU CRANE

Les parties du squelette que nous avons à étudier ici forment les parois des fosses nasales ainsi que la charpente du nez. La capsule nasale cartilagineuse, qui est une dépendance du crâne primordial, sert de couche fondamentale à cette région du crâne. Elle consiste en deux lamelles cartilagineuses latérales, qui forment les parois externes des fosses nasales, et en une cloison médiane, divisant la cavité nasale primitive en deux cavités latérales (fig. 160). Cette cloison médiane s’unit supérieurement aux , lamelles latérales, bien que cette union ne soit pas continue, mais souvent interrompue. La partie de la capsule nasale qui regarde vers la cavité crânienne présente des orifices, donnant passage aux nerfs olfactifs. Les lamelles cartilagineuses externes envoient à l’intérieur des fosses nasales des saillies transversales, que l’on désigne sous le nom de Cornets (Gonchae). Il y a lieu de distinguer un cornet supérieur, un cornet moyen et un cornet inférieur. Le cornet inférieur est formé. par l’extrémité de la lamelle cartilagineuse (fig. 160). A la suite de l’ossification partielle de l’ébauche cartilagineuse primitive, cette disposition simple, représentée fig. 160, subit des complications.

Os nasal

Les deux os nasaux occupent l’espace compris entre les apophyses montantes des maxillaires supérieurs (fig. 165, 166, 167 et suivantes). Chacun des os nasaux est allongé; il est plus étroit, mais en même temps plus épais, dans sa partie supérieure; en bas et en avant il est plus large et plus mince.

Os lacrymal ou unguis

Cet os constitue une mince lamelle, plus ou moins nettement quadrilatère, appliquée dans la partie antérieure de la face interne de l’orbite, entre le bord postérieur de l’apophyse montante ou frontale du maxillaire supérieur et le bord antérieur de la lame papyracée de l’ethmoïde. Par son bord supérieur il s’articule avec la portion orbitaire du frontal ; par son bord inférieur, avec la face orbitaire du maxillaire supérieur. Sa face interne, rugueuse, recouvre les cellules ethmoïdales antérieures.

Vomer

Cet os impair (fig. 165) occupe à la base du crâne une position médiane et forme la partie postérieure de la cloison médiane des fosses nasales. C’est une lame verticale, irrégulièrement quadrilatère, dont la partie supérieure, plus épaisse, est appliquée contre le corps du sphénoïde et se développe latéralement en deux apophyses, appelées ailes du vomer (Aloe vomeris) (fig. 188). Ces ailes entourent le bec du sphénoïde.

Os de la voûte du crâne

La paroi supérieure et les parois latérales de la capsule crânienne sont formées par des os qui se développent, sans l’intervention du crâne primordial cartilagineux, par ossification directe d’une ébauche conjonctive, qui complète elle-même le crâne primordial. Quelques-uns de ces os s’unissent à d’autres os dérivant du crâne primordial. C’est ainsi que nous avons vu précédemment que l’interpariétal s’unit à l’occipital et que le squammeux s’unit au temporal, dont il constitue la portion écailleuse. Nous avons décrit l’interpariétal et le squammeux en même temps que les os auxquels ils se rattachent. Les pariétaux (parietalia) restent indépendants. Ils s’étendent de la région du vertex aux parties latérales de la voûte du crâne. Le frontal (frontale), qui occupe la région antérieure et supérieure de la voûte du crâne, reste aussi indépendant.

Os de la base du crâne

La plupart de ces os proviennent de l’ossification du crâne primordial. Nous rangeons ici l’occipital, le sphénoïde, les temporaux. L’ethmoïde appartient aussi partiellement à la base du crâne, qu’il complète en avant; mais il délimite principalement les cavités nasales. C’est pour ce motif que nous le rangeons parmi les os de la région nasale.

Os du crâne

Les différentes pièces squelettiques dont se compose le crâne forment d’après leurs rapports plusieurs groupes importants. L’un d’entre eux comprend les os qui délimitent la cavité crânienne : ce sont les os de la capsule crânienne. Les autres os siègent à l’extrémité du crâne, ce sont les « os de la face ». Nous les divisons en deux groupes, plusieurs d’entre eux n’intervenant pas dans la constitution de la face. Nous les distinguons en os de la capsule nasale et os de l’appareil maxillaire.

Squelette osseux de la tête

Le crâne primordial cartilagineux ne joue chez l’homme qu’un rôle très transitoire. Il apparaît très tôt des parties osseuses qui, ou bien le font disparaître en se substituant aux éléments cartilagineux primitifs, ou bien s’appliquent contre le cartilage, ce qui en détermine la résorption plus ou moins précoce. Enfin, il apparaît des os qui ne possèdent aucun rapport avec le crâne cartilagineux, mais qui, en s’unissant avec les autres os, contribuent à la formation du crâne osseux. Des phénomènes semblables se passent dans la région des arcs branchiaux cartilagineux. Il y a donc à distinguer, au point de vue génétique, deux catégories d’os du crâne. Les uns naissent par ossification du crâne primordial. Les autres se forment sans son intervention et comprennent eux-mêmes deux catégories d’os : des os de recouvrement du crâne cartilagineux et des os qui n’ont jamais aucune connexion avec lui.

Ébauche du squelette de la tete: le Crâne primordial

A cause de la multiplicité de ses rapports, le squelette de la tète est la partie la plus importante et en même temps la plus compliquée du système squelettique. Il loge le cerveau, protège les organes des sens les plus importants ainsi que la partie antérieure du tube digestif (intestin céphalique) et les cavités qui en dépendent. Il acquiert ainsi des fonctions nombreuses et diverses, dont la plus importante est la protection du système nerveux central. Dans sa forme la plus simple, telle qu’elle est réalisée à l’état permanent chez les vertébrés inférieurs et à l’état transitoire chez les vertébrés supérieurs, il y a lieu de distinguer, à l’ensemble de la tête et aux organes squelettiques qui en proviennent, deux parties. Considérons d’abord ces parties dans leur état primitif le plus simple. Une partie supérieure, qui n’est que le prolongement du squelette axial du tronc, sert à entourer le cerveau et se trouve appliquée contre les organes des sens ou les renferme. C’est la partie principale de la tête, sa partie cérébrale ; on la désigne sous le nom de capsule cérébrale ou crâne. La deuxième partie, située ventralement par rapport à la précédente, entoure la cavité de l’intestin céphalique primitif, à partir de l’orifice buccal (voir page 48). Elle est formée par le système des arcs branchiaux, délimitant la cavité de l’intestin céphalique : c’est la partie inférieure ou viscérale de la tête. La base de la capsule cérébrale forme la voûte de la cavité de l’intestin céphalique. Dans cette base du crâne se prolonge sur une certaine étendue la corde dorsale (V. p. 45 et 154), ce qui prouve que cette partie de la tête a la même origine que le restant du squelette axial, la colonne vertébrale. Ces organes, représentés primitivement par un tissu indifférent, se différencient partiellement en tissu cartilagineux. Le cartilage apparaît d’abord, comme c’est le cas lors de la formation de la colonne vertébrale, autour de la corde dorsale. Il se développe plus tard en une ébauche cartilagineuse comprenant la base et les faces latérales de la capsule cérébrale. Chez les vertébrés inférieurs (Sélaciens, Sturionides) ce cartilage se développe tout autour du cerveau et forme ainsi une capsule cérébrale fermée aussi supérieurement, c’est-à-dire un crâne cartilagineux, qui s’adapte aux différents organes de la tête et particulièrement aux organes des sens. Il prend ainsi une forme déterminée. Ce crâne cartilagineux a perdu progressivement son importance primitive dans les groupes supérieurs des vertébrés, en ce sens qu’il ne se développe plus complètement et qu’il est remplacé par des os. Le tissu cartilagineux se trouve ainsi supplanté par du tissu osseux, qui fonctionne mieux que lui comme tissu de protection ou de soutien. En raison du volume considérable qu’elle a pris chez les vertébrés supérieurs, la voûte du crâne cartilagineux ne s’est plus formée. La cavité crânienne se trouve chez eux, pendant longtemps, fermée par du tissu conjonctif, qui prolonge ses parois latérales cartilagineuses. Des os de revêtement viennent s’appliquer contre cette solution de continuité de la voûte du crâne cartilagineux.

Thorax

Le thorax ou cage thoracique est cette partie du squelette du tronc qui est formée par les côtes, le sternum et la région de la colonne vertébrale qui porte les côtes. Sa forme se rapproche de celle d’un cône. Sa paroi antérieure est constituée par le sternum et les cartilages costaux ; elle est dirigée obliquement vers le bas et est légèrement convexe. Ses parois latérales, formées par les côtes osseuses, sont plus fortement convexes et s’étendent plus loin vers le bas. Sa paroi postérieure est formée par la portion thoracique de la colonne vertébrale et les parties des côtes comprises entre les vertèbres et l’angle costal. Grâce à la saillie médiane formée par les corps des vertèbres, la cavité thoracique dépasse en arrière à droite et à gauche la colonne vertébrale. Les espaces intercostaux supérieurs et inférieurs sont plus courts et en même temps plus larges que les espaces intercostaux moyens; de plus, ils sont tous plus larges en arrière qu’en avant : leur plus grande largeur existe au point de continuité de la côte osseuse avec le cartilage costal. En haut, la cage thoracique est ouverte vers la région cervicale; en bas, elle s’ouvre vers la région abdominale. L’orifice thoracique supérieur est délimité par le bord supérieur du manubrium, par la première paire de côtes et par l’articulation de la dernière vertèbre cervicale avec la première thoracique. Sa forme est celle d’un ovale à grand axe transversal, légèrement déprimé d’arrière en avant et de haut en bas par la colonne vertébrale : il se trouve dans un plan dirigé en avant et en bas. Au repos, l’échancrure jugulaire ou fourchette du sternum se trouve dans le même plan horizontal que l’articulation entre le corps de la deuxième et celui de la troisième vertèbre thoracique. L’orifice thoracique inférieur, beaucoup plus large que le précédent, possède en même temps un diamètre transversal plus considérable. Il est délimité en avant par l’appendice xiphoïde qui, quand le corps est couché, se trouve vis-à-vis de la neuvième vertèbre thoracique. Il est en outre délimité en avant par l’échancrure formée par l’union des cartilages costaux des dernières vraies côtes avec le sternum (fig. 132). Le cartilage de la dernière vraie côte se continue avec ceux des huitième, neuvième et dixième côtes; ils forment ensemble un arc à convexité inférieure, l’arc costal. L’orifice thoracique inférieur est délimité latéralement et en avant par l’arc costal; puis plus en arrière, par l’ouverture antérieure des deux derniers espaces intercostaux et enfin plus en arrière encore par le bord inférieur de la dernière côte.

Articulations des côtes

Les articulations des côtes se subdivisent :  en articulations costo-vertébrales ;  en articulations chondro-sternales ou costo-sternales, ces dernières n’existant qu’aux sept premières côtes, et enfin, en articulations entre les côtes elles-mêmes ou intercostales.

Côtes et sternum

Les côtes sont des organes squelettiques, ayant la forme d’arcs fixés à la colonne vertébrale et dirigés vers la face ventrale. Chez les vertébrés inférieurs ces organes sont répartis uniformément dans toute l’étendue de la portion troncale de la colonne vertébrale. Dans les groupes plus élevés, une partie d’entre elles deviennent rudimentaires ou se fusionnent avec les vertèbres, tandis que d’autres disparaissent complètement. Nous avons précédemment mentionné à différentes reprises ces rudiments de côtes. Enfin, certaines côtes prennent un développement spécial. Chez l’homme, elles sont au nombre de 12 paires, en relation avec les vertèbres thoraciques : ce sont les côtes thoraciques. Sept d’entre elles s’unissent sur la ligne médiane.

La colonne vertébrale dans son ensemble

De même que la différenciation de la colonne vertébrale en ses grandes régions a été déterminée par des causes extérieures, de même aussi la conformation qu’elle offre dans son ensemble, quand elle a atteint son complet développement, est le résultat de circonstances extérieures. A un stade reculé du développement embryonnaire, la colonne vertébrale présente une simple convexité dorsale et une concavité ventrale. Cette disposition est due au peu de développement en longueur des parties ventrales du corps. Plus tard, la courbure devient moindre : l’axe de la colonne vertébrale est plus rectiligne. C’est chez le nouveau né que l’on trouve pour la première fois indiquées les diverses inflexions ou courbures, qui sont si bien exprimées plus tard. On doit les considérer comme des dispositions héritées, attendu que les circonstances mécaniques, qui les accentuent davantage et qui très probablement ont été la cause déterminante de leur première apparition chez des ancêtres éloignés, n’exercent leur action qu’après la naissance. La plus importante de ces courbures siège à l’union de la dernière vertèbre lombaire avec la première vertèbre sacrée : elle constitue le promontoire (fig. 127, p). Chez le nouveau-né elle existe déjà, mais n’est que faiblement exprimée. Elle fait complètement défaut chez une foule de mammifères et elle est même peu développée chez les anthropoïdes. C’est chez l’homme qu’elle a atteint son maximum de développement, grâce à la station verticale du corps. La région sacrée de la colonne vertébrale a conservé presque entièrement sa position primitive, à cause de son union avec le bassin et les membres postérieurs qui supportent exclusivement le tronc (fig. 127). Mais, dans la partie présacrée , l’axe de la colonne vertébrale a changé de direction. Dans la région lombaire la colonne présente une convexité antérieure (l) qui sert de base de sustentation à toute la région présacrée . La partie inférieure de la région lombaire jusqu’au promontoire est en même temps faiblement inclinée en avant. Le point culminant de cette courbure correspond généralement à la quatrième vertèbre lombaire. Les premières vertèbres lombaires, au contraire, font partie d’une concavité antérieure (th), qui intéresse aussi les vertèbres thoraciques et même les dernières vertèbres cervicales. Cette concavité compense la convexité de la partie inférieure de la région lombaire. Enfin les premières vertèbres cervicales décrivent une seconde convexité antérieure (c), qui est déterminée par la charge exercée sur elles par la tête. Ainsi le fait que l’homme a acquis l’habitude de se tenir dans la station verticale a entraîné toute une série de modifications dans la forme générale de la colonne vertébrale : la courbure qui apparaît la première et qui est en même temps la plus prononcée constitue le promontoire.

GÉNÉRALITÉS sur le système squelettique

La corde dorsale (chorda dorsalis), dont nous avons mentionné précédemment l’origine, représente le squelette axial le plus primitif. Dans les premiers stades du développement ontogénique elle forme, à elle seule, l’appareil de soutien du corps tout entier. Elle consiste en de grandes cellules, séparées les unes des autres par une substance intercellulaire peu abondante. Extérieurement elle est délimitée par une membrane homogène, appelée étui de la corde. C’est un cordon cylindrique, étendu uniformément dans toute la longueur de l’ébauche du corps de l’embryon. Chez les vertébrés inférieurs, la corde dorsale atteint un volume relativement considérable ; elle forme, chez eux, un organe important. On la trouve encore bien développée pendant toute la durée de la vie, chez des animaux (poissons cartilagineux), chez lesquels il s’est déjà formé sur son pourtour du tissu cartilagineux, qui augmente l’importance du système squelettique. La fonction dévolue primitivement à la corde dorsale est progressivement accomplie par le tissu cartilagineux qui l’entoure. Il en résulte que l’importance de cet organe diminue peu à peu, au fur et à mesure que l’animal s’élève davantage dans la série des vertébrés : la corde dorsale finit par s’atrophier presque complètement.

Origine et développement des articulations

La diarthrose, c’est-à-dire le mode d’union par contiguïté de deux pièces squelettiques, comprend toutes les articulations proprement dites. Elle dérive d’une différenciation de la synarthrose primitive, dont elle est une transformation. Ce mode d’union existe presque exclusivement entre des parties du squelette, précédées dans leur développement par un cartilage préformé. Quand il s’établit une articulation entre deux os qui ne se sont pas développés aux dépens d’un cartilage primordial, il se forme secondairement du tissu cartilagineux entre les ébauches de ces os.

Structure des articulations

L’étude que nous avons faite du développement des articulations nous a appris à connaître les traits essentiels de leur organisation. Les différentes parties dont se constituent les articulations, c’est-à-dire les extrémités articulaires des os et leur revêtement cartilagineux, les cavités et les capsules articulaires ainsi que leurs parties accessoires, présentent des variations diverses que nous devons étudier maintenant.

Formes des articulations

Les différentes articulations, pour autant, bien entendu, qu’elles ne soient pas constituées par des pièces homologues du squelette, présentent, dans les particularités de leur structure, des différences si importantes qu’il est fort difficile d’en établir une classification rationnelle.

Des ligaments

On désigne sous le nom de ligaments des bandes ou cordons de tissu fibreux qui servent à unir des parties du squelette et même d’autres organes. Nous avons déjà dit, en parlant de la structure des articulations, qu’un certain nombre d’entre eux ne constituent que des parties différenciées de la capsule articulaire.

COMPOSITION DU SQUELETTE

L’organe de soutien primordial que l’on désigne sous le nom de corde dorsale ne joue un rôle important que chez les vertébrés inférieurs. Chez eux il se développe en un organe puissant, qui s’entoure d’un étui cuticulaire. Mais chez eux aussi il commence déjà à se former au pourtour de la corde dorsale des organes de soutien plus compliqués, qui ne sont plus disposés en un tout continu et unique, mais qui se sont adaptés à l’ensemble de l’organisme des vertébrés et sont divisés d’une façon métamérique. Nous voyons ainsi se développer, dans toute la longueur de l’axe du corps, autour de la corde dorsale, toute une série d’organes solides (fig. 104, c) qui, par leurs arcs supérieurs (o), entourent la moelle épinière, située au-dessus de la corde dorsale. L’on donne à ces parties du squelette le nom de vertèbres : leur ensemble constitue la colonne vertébrale. Des vertèbres partent latéralement des arcs plus ou moins mobiles (u), qui se dirigent du côté ventral et constituent

Colonne vertébrale

Tant par sa composition en une série de pièces successives, conformées essentiellement de la même manière, que par son union avec les organes appendiculaires désignés sous le nom de côtes, la colonne vertébrale constitue l’expression la plus réelle de la métamérie de l’ensemble du tronc. Cette métamérie est aussi exprimée par d’autres systèmes d’organes: muscles, nerfs et vaisseaux sanguins. Le caractère métamérique, qui a été perdu par d’autres systèmes d’organes, au fur et à mesure qu’ils se transformaient, et qui a aussi disparu, sans laisser presque aucune trace, dans le squelette de la tête, s’est maintenu au contraire dans le squelette du tronc.

Les différents groupes de vertèbres

Les sept VERTÈBRES CERVICALES se distinguent par la constitution de leurs apophyses transverses, qui présentent à considérer une branche antérieure et une branche postérieure. Ces deux branches sont unies en dehors et délimitent un orifice appelé trou transversaire (foramen transversarium) (fig. 109). Cette disposition résulte du fusionnement de l’apophyse transverse proprement dite, c’est-à-dire de la branche postérieure (tr), avec un rudiment de côte (cost). Ce rudiment de côte, qui représente l’apophyse costiformede la vertèbre, constitue la branche antérieure : elle est soudée d’une part avec le corps de la vertèbre et d’autre part avec l’apophyse transverse proprement dite (tr), c’est-à-dire avec la branche postérieure. De la troisième à la sixième vertèbre, l’apophyse costiforme est recourbée vers le haut et circonscrit en avant une gouttière, dirigée en bas et en dehors et que délimite en arrière l’apophyse transverse proprement dite.

Variations de la colonne vertébrale

Les diverses régions de la colonne vertébrale, que nous avons décrites précédemment, ne sont pas toujours formées par le même nombre de vertèbres. C’est, à ce point de vue, la région cervicale qui montre la plus grande constance, bien que le nombre des vertèbres, dont elle se constitue, puisse se trouver réduit, à la suite de la formation d’une côte à la septième vertèbre. Toutefois l’existence de cette côte ne détruit pas entièrement la valeur de cette vertèbre. Plus fréquentes sont les variations qui se produisent dans le nombre des vertèbres des deux régions suivantes de la colonne. Le nombre total des vertèbres de ces deux régions peut augmenter ou diminuer d’une vertèbre, et c’est alors tantôt une vertèbre thoracique, tantôt une vertèbre lombaire qui est acquise ou perdue. C’est la manière d’être des côtes, dont l’existence caractérise les vertèbres thoraciques, qui sert à déterminer quelle est la nature de la vertèbre supplémentaire ou de la vertèbre qui fait défaut. Enfin, il peut arriver que le nombre total des vertèbres thoraciques et lombaires soit normal, bien que le nombre des vertèbres de chacune des deux régions ne le soit pas. Il y a, dans ce cas, généralement augmentation du nombre des vertèbres thoraciques, grâce à la formation d’une côte à la première vertèbre lombaire typique. Plus rarement on constate une diminution du nombre typique des vertèbres thoraciques, par atrophie de la dernière côte.

Articulations des vertèbres entre elles

Les différentes vertèbres sont unies les unes aux autres pour former la colonne vertébrale, à l’aide d’appareils ligamenteux, dont les uns sont répartis entre les vertèbres contiguës, tandis que les autres font partie de l’ensemble de la colonne vertébrale. Les premiers unissent les corps ou les arcs de deux vertèbres voisines ainsi que leurs apophyses.

Articulation de la colonne vertébrale avec le crâne

Nous avons vu que les différentes vertèbres s’articulent entre elles par deux sortes d’articulations, dont les unes sont primitives et les autres secondaires. L’union primitive des vertèbres est réalisée par les disques intervertébraux, qui s’interposent entre les corps des vertèbres; l’union secondaire se fait entre les arcs des vertèbres à l’aide de ligaments tendus entre leurs apophyses. Dans l’articulation cranio-vertébrale, nous trouvons des dispositions nouvelles, que l’on doit considérer comme des dispositions acquises, dérivées de rapports plus simples. C’est ainsi qu’entre le crâne et la première vertèbre cervicale il n’existe qu’une articulation basilaire, l’articulation correspondant à celles qui se font entre les arcs des différentes vertèbres ne s’est pas développée. C’est de là que provient la mobilité beaucoup plus considérable du crâne. Toutefois l’articulation basilaire elle-même a subi des modifications. Du côté de l’occipital, les surfaces articulaires, au lieu d’être portées par le corps de l’os (occipital basilaire), sont portées par ses parties latérales. Au lieu d’une surface articulaire unique, nous en trouvons deux : elles sont constituées par les parties latérales de l’os. Du côté de l’atlas, le corps de la vertèbre étant partiellement disparu (page 163), au lieu d’une surface articulaire unique, il s’en est formé deux, qui sont portées par les masses latérales. Il s’est ainsi développé une double articulation latérale, dont la nature basilaire est encore suffisamment marquée par ce fait que la première paire de nerfs spinaux sort en arrière de l’articulation, et non pas en avant, comme cela devrait exister, si les surfaces articulaires dérivaient d’une articulation primitive des arcs vertébraux.

MOYENS D’UNION DES OS

Les différents os sont unis les uns aux autres de différentes manières pour former le squelette. Leur union peut être continue: cette continuité est établie par un autre tissu, interposé entre les deux pièces squelettiques.

CONSTITUTION DES PARTIES DU SQUELETTE

Malgré sa transformation en éléments osseux, le squelette cartilagineux n’a pourtant pas entièrement perdu sa valeur primitive. Il persiste, en effet, un grand nombre de parties cartilagineuses. Là où le cartilage accomplit encore une fonction, le processus d’ossification s’arrête et même le tissu cartilagineux prend plus de développement. Toutefois la masse principale du squelette étant formée par les parties ossifiées, le mot « squelette » s’est identifié avec l’expression « charpente osseuse».

DE LA FORME DES OS

Chacun des os du squelette possède une forme caractéristique spéciale, qui présente cependant de nombreuses variations avec l’âge, le sexe et même avec les individus. Indépendamment des caractères que présente déjà l’ébauche de l’os, la forme de l’organe est déterminée d’une part par les relations qui existent entre lui et les autres parties du squelette avec lesquelles il est en rapport, et d’autre part par les tendons, les ligaments et autres parties molles, qui s’y insèrent ou l’avoisinent. Enfin la traction exercée par les muscles n’est pas non plus sans exercer une influence importante sur leur conformation (L. FICK). Tels sont les facteurs principaux qui déterminent la forme des différentes pièces du squelette.