Squelette des membres

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D’après leur situation par rapport à l’axe du corps, il y a lieu de distinguer les membres en supérieurs et inférieurs. Ils correspondent respectivement aux membres antérieurs et aux membres postérieurs des autres vertébrés. Chaque membre est formé d’une partie libre, rattachée à l’axe du corps par un appareil squelettique spécial, désigné sous le nom de ceinture. La ceinture des membres supérieurs est appelée ceinture thoracique ou ceinture de l’épaule. Celle des membres inférieurs porte le nom de ceinture pelvienne. On constate dans la disposition des os de la ceinture de l’épaule et de la ceinture pelvienne, ainsi que dans la disposition des os des extrémités libres des membres supérieurs et inférieurs, une similitude plus ou moins complète, qui permet d’y reconnaître un type commun. L’anatomie comparée nous fournit sur ce sujet des preuves plus manifestes. Cette disposition identique primitive des deux membres a disparu progressivement à la suite de la différenciation des fonctions accomplies par chacun d’entre eux. Les membres supérieurs se sont en effet chargés de fonctions différentes de celles accomplies par les membres inférieurs, et les dispositions squelettiques des uns et des autres se sont adaptées progressivement à ces fonctions. Chez l’homme ces différences de fonctions des membres sont très accentuées. Tandis que le membre supérieur accomplit des fonctions très diverses, ce qui a déterminé une très grande mobilité de ses parties constitutives, le membre inférieur est devenu essentiellement un organe de sustentation du corps et en même temps un organe de locomotion, c’est-à-dire que ces fonctions, que chez la plupart des mammifères il partage avec le membre supérieur, ont acquis chez l’homme. Un haut degré de perfectionnement et ne sont plus accomplies que par lui. C’est ainsi que l’on peut s’expliquer comment il se fait qu’un grand nombre de caractères primitivement communs aux deux membres ont disparu dans l’un ou l’autre d’entre eux.

Les deux membres appartiennent à la région ventrale, c’est-à-dire à la région antérieure du tronc, chez l’homme, ainsi que le prouvent leurs rapports avec les branches nerveuses ventrales ou antérieures. Ils sont fixés au tronc: cette situation, qui est si évidente pour les membres supérieurs, ne l’est plus guère pour les membres inférieurs, parce que dans la région du corps où ils sont situés les côtes sont devenues rudimentaires, de sorte que la ceinture pelvienne délimite directement la cavité du tronc. Les rudiments de côtes que l’on trouve encore au sacrum (p. 170) sont des restes d’une disposition semblable au squelette du thorax : on peut en conclure que les rapports primitifs de la ceinture pelvienne étaient semblables à ceux de la ceinture de l’épaule. Chez les vertébrés inférieurs, les deux ceintures des membres consistent l’une et l’autre en une paire d’arcs cartilagineux simples, très semblables et supportant les extrémités libres des membres.

Le squelette des extrémités est alors formé par un certain nombre de tigelles cartilagineuses fixées à la ceinture du membre : chacune de ces tigelles, à la suite de son allongement, se divise en plusieurs segments placés bout à bout et constitue de la sorte une série de pièces articulées entre elles et pouvant se mouvoir, dans une certaine limite, les unes sur les autres. C’est aux dépens de pièces semblables que se forme le squelette des membres des vertébrés supérieurs, certaines de ces pièces avant pris un grand développement, tandis que d’autres se sont atrophiées. Le membre de. l’homme n’est donc qu’une modification d’une disposition commune aux membres de tous les vertébrés.

Voir également  Ligaments du pied

L’Anatomie comparée nous démontre que les rapports de situation des membres avec le tronc ne sont pas primitifs, mais qu’ils ont été progressivement acquis. Ainsi deviennent compréhensibles un grand nombre de faits importants que l’on constate chez l’homme. Nous voulons parler surtout de la disposition des muscles et des nerfs des membres.

En ce qui concerne la situation des membres par rapport à 1 axe du corps, nous rencontrons des dispositions très variables. Il est facile de démontrer que, chez les vertébrés inférieurs, les membres antérieurs sont en rapport immédiat avec appareil des arcs branchiaux, qui fait partie de la tète. Chez les poissons osseux ils sont fixés à la tête. L’on peut suivre leur cheminement progressif en arrière, en étudiant successivement les groupes de vertébrés de plus en plus élevés. Les membres postérieurs nous montrent également des changements de situation, dont ! Anatomie comparée nous fournit des preuves. Chez l’homme, en ce qui concerne les membres postérieurs, l’on ne reconnaît manifestement qu’un cheminement en avant, tout à fait secondaire, de leur situation par rapport à l’axe du corps.