Os jugal ou os malaire

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L’os malaire ou os de la pommette, grâce à son union avec le maxillaire supérieur et le temporal, forme l’ai-cade zygomatique (arcus zygomaticus), qui fait saillie à la face externe de la région faciale du crâne, au-dessus de la partie inférieure de la fosse temporale. Son articulation avec l’apophyse zygomatique du maxillaire supérieur se fait par une surface triangulaire rugueuse élargie en haut. En arrière l’os malaire se prolonge en une apophyse temporale (processus temporalis) plus petite qui s’articule avec l’apophyse zygomatique du temporal, à l’aide d’une suture, qui regarde en haut et en arrière. Tandis que la face externe de l’os, qui est la plus développée, fait toute entière partie de la face,- ce qui lui vaut le nom de surface faciale (superficies facialis) (fig. 172), la face interne de l’os est divisée, par une forte apophyse, en deux faces. Cette apophyse va, en dehors du bord supérieur de l’os malaire, jusqu’à l’apophyse zygomatique du frontal (fig. 185) et s’étend en arrière et en dedans jusqu’à la crête jugale de l’aile temporale du sphénoïde.

Cette apophyse fronto-sphénoïdale (processus fronto-sphenoidalis) divise donc la face interne de l’os en une face orbitaire (faciès orbitalis), dirigée vers la cavité orbitaire, et une face temporale (facies temporalis), tournée vers la fosse temporale. L’apophyse fronto-sphénoïdale forme donc une cloison de séparation entre la cavité orbitaire et la fosse temporale. Elle n’est interrompue que par la fente sphéno-maxillaire. La face orbitaire est délimitée en dehors et en avant par le rebord de l’orbite qui est, dans sa moitié externe, formé par l’os malaire.

La face orbitaire (fig. 173) présente un petit orifice, appelé trou zygornatico-orbitaire (foramen zygomatico-orbitale) (fig. 173, z). Il est parfois double et conduit dans un canal malaire, qui se divise en deux branches dans l’épaisseur de l’os malaire. L’orifice de sortie de l’une de ces branches siège à la face externe de l’os, en dehors du bord orbitaire : on le désigne sous le nom de trou malaire ou zygomatico-facial (z’) (foramen zygomatico-faciale). Il est parfois remplacé par plusieurs orifices plus délicats. L’orifice de sortie de l’autre branche du canal malaire se trouve sur la face temporale de l’os; c’est le trou zygomatico-temporal (foramen zygomatico-temporale) (fig. 173, Z”).

Parmi les articulations de l’os malaire, les principales sont celles avec le maxillaire supérieur et avec le temporal. Elles existent presque généralement chez tous les mammifères, tandis que l’articulation avec le frontal et avec le sphénoïde n’apparaît pour la première fois que chez les primates. Chez les primates, c’est l’articulation avec le frontal qui se fait la première ; progressivement elle gagne l’aile temporale du sphénoïde, ce qui amène la séparation de la cavité orbitaire d’avec la fosse temporale. C’est aussi la marche progressive des phénomènes qui se réalisent dans le développement de l’os malaire chez l’homme. Chez les carnassiers nous trouvons à l’état permanent différents stades de l’évolution de l’articulation supérieure de l’os malaire. Chez les uns il existe une ébauche de l’apophyse supérieure; chez les autres cette apophyse est bien développée et finit par atteindre le frontal.

Voir également  Osselets de l’oreille moyenne

L’apophyse orbitaire de l’os malaire, lorsqu’elle prend plus de développement, intervient dans la délimitation de la fente sphéno-maxillaire. Elle forme l’angle externe de cette fente ou bien intervient même dans la constitution de son bord supérieur, la fente sphéno-maxillaire se prolongeant, dans ce cas, en dehors entre l’os malaire et le maxillaire supérieur. Cette dernière disposition est normale chez l’orang. Il arrive, mais rarement, que l’os malaire est divisé en une partie supérieure et une partie inférieure. La partie inférieure représente la pièce principale de l’os ; la partie supérieure correspond à une ossification spéciale de l’apophyse fronto-sphénoïdale.

de l’os est moins rare (HILGENDORF).