Os des doigts

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Les phalanges, au nombre de deux pour le pouce, de trois pour les autres doigts, constituent le squelette des doigts. On les désigne sous les noms de première phalange ou phalange basilaire, deuxième phalange ou phalange moyenne et troisième phalange ou phalange unguéale, ou encore phalange terminale. Les phalanges d’un même doigt sont d’autant plus courtes qu’elles sont plus rapprochées de son extrémité terminale. A chaque phalange on distingue un corps et deux extrémités.

Leur BASE est leur partie la plus volumineuse. Celle des premières phalanges présente une cavité de réception assez aplatie et à grand axe transversal. La cavité de réception de la première phalange du pouce occupe la plus grande partie de la face terminale proximale. La surface articulaire de la base des différentes phalanges moyennes est divisée par une saillie médiane en deux facettes concaves. Celle de la base des phalanges unguéales est de nouveau unique. Du côté dorsal, tout comme du côté palmaire, la surface articulaire de la base des deuxièmes et troisièmes phalanges est dépassée par une saillie médiane. Sur les côtés de la base des phalanges unguéales on distingue encore des saillies plus fortes, ce qui fait que le corps délicat de ces os se sépare encore plus nettement de sa base.

Le CORPS des premières et des deuxièmes phalanges des doigts est convexe transversalement à sa face dorsale; à sa face palmaire il présente une légère concavité d’arrière en avant, et aux quatre derniers doigts il est pourvu de bords latéraux aigus.

L’EXTRÉMITÉ DISTALE offre une poulie (trochlée) articulaire transversale, qui est excavée en son milieu. Cette trochlée est plus développée du côté palmaire que du côté dorsal. La trochlée des premières phalanges des quatre derniers doigts est formée, en dehors et en dedans de la dépression médiane, par une saillie articulaire. Ces saillies sont beaucoup moins marquées à la première phalange du pouce, ainsi qu’à la deuxième phalange des autres doigts. A chaque côté des extrémités articulaires distales des phalanges se trouve une petite fossette, souvent à peine indiquée. Chacune des phalanges unguéales s’étend à son extrémité distale en une lame élargie, à bords rugueux, désignée sous le nom de tubérosité unguéale (tuberositas unguicularis); fréquemment cette tubérosité se prolonge latéralement en une pointe dirigée du côté proximal, et ressemble assez bien à un petit sabot.

L’ossification des phalanges commence avec celle des métacarpiens vers le quatrième mois de la vie intra-utérine. C’est la première phalange qui s’ossifie d’abord, puis la troisième. L’extrémité proximale est encore cartilagineuse chez le nouveau-né et, dans les premières années de la vie, il s’y développe un noyau d’ossification épiphysaire, quine s’unit qu’après la puberté avec la diaphyse. Quant à l’extrémité distale, elle se forme, comme celle du métacarpien du pouce, aux dépens du centre d’ossification de la diaphyse. Nous renvoyons à ce que nous avons dit au sujet de l’ossification des métacarpiens.

La longueur des doigts, déterminée par celle des métacarpiens et des phalanges, va en augmentant du pouce et du petit doigt (auriculaire) vers le médius. Le rapport ,entre la longueur de l’index et celle de l’annulaire est pourtant très variable. Chez les singes Anthropoïdes l’index est toujours beaucoup plus court que l’annulaire; c’est chez le Gorille qu’il est le moins. Chez la femme, l’index est généralement plus long, ce ‘qui donne à la main une forme plus élégante.