Os de la cuisse ou Fémur

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Cet os est le plus long des os du corps. Sa diaphyse, épaisse, présente peu de particularités. Sa cavité médullaire est entourée d’une substance compacte, paisse; ce qui donne à l’os une grande solidité. Les deux extrémités offrent les caractères spéciaux. L’extrémité proximale est caractérisée par une tête articulaire dirigée en dedans et un peu en avant. Elle représente un peu plus d’une demi-sphère et porte au-dessous du centre de sa surface la fossette de la tête du fémur (fovea capitis), dans laquelle s’insère le ligament rond.

La tête est unie à la diaphyse par un col plus grêle. Il forme avec la diaphyse et  l’angle de 120° à 130°. En dehors du col un grand nombre de muscles prennent les insertions, ce qui fait que le relief de l’os y est plus compliqué. En dehors, de col est surplombé par une forte apophyse, le grand trochanter (trochanter major), qui, en arrière, est séparé du col par la cavité digitale (fossa trochanerica). Une seconde apophyse, le petit trochanter (trochanter minor), nait à la limite entre le col et le corps de l’os et est dirigée en dedans et en arrière (fig. 228). Au-dessous du petit trochanter part une ligne rugueuse oblique (linea obliqua), qui se dirige en haut et en avant à la face antérieure de l’os, jusqu’au grand trochanter (fig. 227). En arrière les deux trochanters sont unis par une saillie considérable, la crête ou ligne intertrochantérienne (linea intertrochanerica). A partir de là le corps de l’os se rétrécit un peu, pour redevenir beaucoup plus large vers l’extrémité distale. Il est en même temps un peu recourbé, de sorte que dans sa longueur il offre une légère convexité antérieure. Sur sa face   postérieure descend la ligne âpre (linea aspera), qui atteint son maximum de développement vers le milieu de la longueur de l’os. Elle présente à considérer deux lèvres, qui courent dans lé voisina immédiat l’une de l’autre et divergent vers le haut et vers le bas. La lèvre externe (labium latérale) se termine en haut a grand trochanter, dans la tubérosité fessière (tuberositas glutaealis), surface rugueuse, qui parfois même forme une sailli en forme de crête (troisième trochanter de beaucoup de mammifères). La lèvre interne (labium mediale), dans sa partie supérieure, arrive jusqu’au petit trochanter puis s’infléchit en avant, au-dessous de c trochanter, pour se continuer avec la ligne rugueuse oblique, que nous avons mentionnée plus haut. Du côté distal, les deux lèvres de la ligne âpre divergent pour délimiter l’espace poplité (planum popliteum) qui va en s’élargissant vers l’extrémité articulaire de l’os.

La forme de l’extrémité distale de l’os est déterminée par l’articulation. Elle pré sente deux fortes tubérosités articulaire recouvertes de cartilage. Chacun de ce condyles du fémur (condyli femoris) es développé en arrière; ils y sont séparé l’un de l’autre par l’échancrure intercondylienne (fossa intercondylea) (fig. 229) Cette échancrure est séparée de l’espace poplité par la ligne intercondylienne (line intercondylea). En avant, les deux surface encroûtées de cartilage des condyles s continuent l’une avec l’autre en une faible dépression qui les sépare et que l’on désigne sous le nom de surface rotulienne ou trochlée fémorale. La face antérieure, revêtu de cartilage, du condyle externe fait plus fortement saillie que celle du condyle in terne. La surface articulaire du condyle externe s’étend aussi, en avant, plus haut que celle du condyle interne. Il existe aussi des différences dans la courbure de ce surfaces articulaires. Latéralement les deux condyles présentent une tubérosité. On lei désigne sous les noms de tubérosités interne et externe du fémur (epicondyli). Sous la tubérosité externe, en arrière, se trouve une fossette ou gouttière, d’où part le muscle poplité. Quand le grand axe du fémur est placé verticalement, le condyle interne descend plus bas que le condyle externe, ce qui est compensé par la convergence des deux fémurs.

Voir également  Articulations métatarso-phalangiennes et phalangiennes

Le fémur cartilagineux commence à s’ossifier, par voie périchondrique, pendant la septième semaine de la vie fœtale. Jusqu’au huitième mois, s. deux extrémités (l’extrémité proximale comprenant la tête, le col et le grand trochanter) ont encore cartilagineuses.

L’ossification s’est cependant étendue à la partie interne du col. peu de temps avant la naissance, il apparaît dans l’extrémité distale un centre d’ossification (fig. 98). C’est comme un indice de la fin de la gestation.

Aux dépens de ce point d’ossification se forment deux condyles osseux. Dans le courant de la première année de la vie extra-utérine apparaît in centre d’ossification dans la tête du fémur.
Le col s’ossifie aux dépens du corps de l’os. Vers l’âge de cinq ans, le grand trochanter commence a s’ossifier, à l’aide d’un point d’ossification spécial; enfin un dernier point d’ossification apparaît, vers l’âge de treize ou quatorze dans, dans le petit
trochanter. C’est l’extrémité distale qui se fusionne le plus tardivement avec la diaphyse : cette soudure n’a lieu que de vingt à vingt-cinq ans.  L’angle formé par l’axe longitudinal du corps lu fémur avec le grand axe du col est, chez le nouveau-né, plus ouvert que chez l’adulte. Plus tard il se rapproche davantage d’un angle droit, ce le qui a lieu à une période plus reculée chez la femme que chez l’homme. Le col est la partie rendu  fémur qui se dessine nettement le plus tard. “est ainsi que chez le nouveau-né il constitue une partie très peu importante de l’os, de sorte que la tête du fémur fait presque immédiatement suite au corps de l’os, ce qui fait que l’extrémité proximale du fémur ressemble davantage à celle de l’humérus (fig. 98).
Les trous nourriciers de l’os se trouvent sur u dans le voisinage de la ligne âpre. Les canaux nourriciers sont dirigés vers l’extrémité proximale. Parfois il n’existe qu’un seul trou nourricier plus large, un peu au-dessous du milieu de la longueur du fémur (fig. 227).