Sacro-spinal

 

Cette masse musculaire prend son origine à la face postérieure du sacrum et à la crête iliaque. Elle naît du fascia lombo-dorsal, fascia qui s’étend au-dessus du sacrum et qui y recouvre les origines inférieures du muscle transverso-spinal. Elle forme une couche superficielle qui, dans la région thoracique, se dirige en haut et un peu en dehors et arrive jusqu’à la nuque et au crâne. De la portion sacrée du fascia lombo-dorsal superficiel partent de larges bandelettes tendineuses qui recouvrent la masse musculaire sacro-spinale et lui servent de tendons d’origine.

Dans la région lombaire le sacro-spinal se divise en une partie externe et une partie interne. La première procède des faisceaux musculaires qui proviennent de la crête iliaque et des bandelettes tendineuses enfoncées dans la masse musculaire commune: on la désigne sous le nom de muscle sacro-lombaire (m. ileo-costalis). La partie interne, qui naît du fascia lombo-dorsal, constitue le muscle long dorsal (m. longissimus). La séparation de ces deux parties du sacro-spinal est complétée par le passage de vaisseaux sanguins et de nerfs, qui viennent de la profondeur vers la superficie.

MUSCLE SACRO-LOMBAIRE (m. ileo-costalis) (fig. 262). Ce muscle est uni à son origine avec le m. long dorsal. C’est la partie externe de la masse sacro-spinale. Il prend ses origines, à l’aide d’un fort tendon, à la partie postérieure de la crête iliaque. Il s’étend le long des côtes, en dedans de leur angle, jusqu’à la partie inférieure de la région cervicale de la colonne vertébrale. Les différents faisceaux terminaux du muscle sont dirigés obliquement en haut et un peu en dehors : chacun des faisceaux inférieurs s’insère à l’angle d’une côte, dans la région thoracique; chacun des faisceaux supérieurs s’insère au tubercule postérieur de l’apophyse transverse de l’une des trois ou quatre dernières vertèbres cervicales. Les faisceaux terminaux inférieurs sont larges et charnus; les supérieurs deviennent de plus en plus tendineux et en même temps plus minces et plus longs.

Les fibres musculaires qui proviennent de l’ilion ne suffisent pas à fournir tous les faisceaux terminaux du muscle : elles ne fournissent que ceux qui s’insèrent aux six ou sept dernières côtes. A cette partie du sacro-lombaire, qui représente la portion lombaire du muscle, on peut donc donner le nom de SACRO-LOMBAIRE DES LOMBES (ileo-costalis lumborum).

La partie moyenne du muscle est formée par des faisceaux d’origine accessoires, auxquels se joint un faisceau provenant du sacro-lombaire des lombes. Ces faisceaux accessoires naissent des cinq ou sept dernières côtes, en dedans des faisceaux terminaux du sacro-lombaire des lombes. Cette partie du muscle fournit les faisceaux terminaux des cinq ou six côtes supérieures. On lui donne le nom de SACRO-LOMBAIRE DU DOS (ileo-costalis dorsi). Enfin la partie supérieure du muscle, c’est-à-dire sa partie cervicale, provient de faisceaux accessoires qui naissent des six ou sept premières côtes : ses faisceaux terminaux vont s’insérer aux apophyses transverses des quatrième, cinquième et sixième vertèbres cervicales. On lui donne le nom de SACRO-LOMBAIRE DU cou (ileo-costalis cervicis).

On réunit généralement les parties lombaire et thoracique du muscle sous le nom de m. lombo-costal ou de m. sacro-lombaire proprement dit. Le plus souvent la partie cervicale est séparée des deux autres et ses faisceaux d’origine accessoires provenant des deux premières côtes sont atrophiés. On réserve souvent à cette partie du muscle le nom de m. cervical ascendant ou descendant [m. cervicalis ascendens s. descendens). Il est rare qu’il envoie un faisceau terminal à la troisième vertèbre cervicale. Parfois même celui de la quatrième vertèbre cervicale n’existe pas.

Voir également  APPAREILS ACCESSOIRES DU SYSTÈME MUSCULAIRE

M. LONG DORSAL (m. longissimus vel transversalis) (fig. 262). Son corps commun est presque entièrement formé par la masse musculaire qui provient du fascia lombo-dorsal. Il est intimement appliqué sur le muscle compliqué de l’épine. De forts ligaments tendineux, provenant des apophyses épineuses des vertèbres lombaires, le recouvrent sur une grande étendue et lui servent de tendons d’origine ; ce muscle s’étend jusqu’à la tête, le long du bord interne du sacro-lombaire. Ses faisceaux terminaux inférieurs sont, comme ceux du sacro-lombaire, plus puissants que les supérieurs. Ils constituent des languettes exclusivement charnues, tandis que les faisceaux terminaux supérieurs sont plus grêles et s’insèrent par descendons étroits. Dans la région lombaire et dans la région thoracique le grand dorsal présente de doubles insertions terminales : des faisceaux internes, qui vont s’insérer dans la région lombaire aux apophyses accessoires des vertèbres et dans la région thoracique aux apophyses transverses; des faisceaux externes qui s’insèrent dans la région lombaire aux apophyses transverses et dans la région thoracique aux côtes, en dedans des faisceaux d’origine accessoires du muscle sacro-lombaire.

La partie cervicale du muscle présente des insertions terminales simples. Ses faisceaux terminaux s’insèrent aux tubercules postérieurs des apophyses transverses des deuxième, troisième, quatrième, cinquième et sixième vertèbres cervicales. Ils sont généralement fusionnés avec les faisceaux terminaux du sacro-lombaire du cou. La portion crânienne ou céphalique du muscle, enfin, s’élève jusqu’à l’apophyse mastoïde, au bord postérieur de laquelle elle s’insère, recouverte par le splénius de la tête.

Les faisceaux d’origine qui proviennent du sacrum sont insuffisants pour fournir à toutes les insertions terminales du muscle. Ils ne fournissent que ses insertions lombaires et thoraciques et constituent une partie spéciale du long dorsal, que l’on désigne sous le nom de M. LONG DORSAL DU DOS (Longissimus dorsi, transversalis dorsi). La partie cervicale du muscle prend ses origines dans des faisceaux accessoires, qui naissent, par de longs tendons, des apophyses transverses des vertèbres thoraciques : ils sont généralement isolés les uns des autres dans leur partie inférieure, et s’unissent davantage dans leur partie supérieure. Les plus inférieurs d’entre eux renforcent également le m. long dorsal du dos. Mais la grande majorité de ces faisceaux accessoires donnent naissance, en s’unissant avec un faisceau venant du long dorsal du dos, à la partie cervicale du muscle, qui apparaît par conséquent comme formant un muscle distinct. On lui donne le nom de M. LONG DORSAL DU COU ou TRANSVERSAIRE DU cou (longissimus cervicis, transversalis cervicis).

La portion céphalique du long dorsal, le M. LONG DORSAL DE LA TÊTE, généralement appelé PETIT COMPLEXUS (m. longissimus capitis m. trachelo-mastoideus, transversalis capitis, complexus minor) est formé par un faisceau provenant du long dorsal du cou et par des faisceaux accessoires, qui viennent, d’une part, des apophyses transverses des vertèbres thoraciques supérieures, faisceaux qui sont souvent confondus avec les tendons d’origine des faisceaux accessoires du long dorsal du cou, et, d’autre part, des apophyses transverses des dernières vertèbres cervicales.

C’est dans la partie lombaire du muscle que ses faisceaux terminaux sont le moins différenciés : ils sont complètement cachés par le corps musculaire lui-même. Les faisceaux externes dépassent parfois le sommet des apophyses transverses et se continuent avec le feuillet profond du fascia lombo-dorsal, qui s’y insère. Les faisceaux accessoires du long dorsal du cou et du petit complexus sont très variables.