Palatin

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Cet os est situé en arrière du maxillaire supérieur et semble interposé entre lui et l’apophyse ptérygoïde du sphénoïde. Il est formé par deux lames osseuses, unies à angle droit, et dont l’une, la partie verticale (pars perpendicularis), intervient dans la constitution de la paroi externe des fosses nasales, tandis que l’autre, la partie horizontale (pars horizontalis), est appliquée contre l’apophyse palatine du maxillaire supérieur et forme la partie postérieure de la voûte palatine. A ces deux lames osseuses, il faut ajouter trois apophyses.

La PARTIE VERTICALE OU NASALE (pars nasalis) de l’os est appliquée contre la partie postérieure de la face interne du maxillaire supérieur (fig. 169) par une surface rugueuse; elle recouvre en arrière une partie de l’orifice du sinus maxillaire et son bord postérieur se met en rapport avec une partie de l’aile interne’ de l’apophyse ptérygoïde. La face externe de l’os présente une gouttière, la gouttière palatine postérieure (sulcus pterygo-palatinus) , dont l’extrémité supérieure est fortement échancrée. Cette èchanerure sphéno-palatine (incisura spheno-palatina) est à peu près circulaire (fig. 171, B) et délimitée par deux apophyses. Le bord postérieur de l’os présente une apophyse considérable, qui fait saillie en arrière, en dehors et en bas, et que l’on désigne sous le nom d’apophyse pyramidale (processus pyramidalis) (fig. 164, A et B); elle délimite aussi partiellement en arrière la gouttière palatine postérieure, qui s’élargit vers le bas.

La gouttière palatine postérieure, transformée en un canal dans sa partie inférieure (canal palatin postérieur),.s’ouvre à la voûte du palais, entre le maxillaire supérieur et le palatin, par un orifice, l’orifice inférieur du canal palatin postérieur (foramen palatinum majus). Cet orifice, qui siège à la face inférieure de la portion horizontale de l’os, est délimité en dedans par le palatin. En dehors la partie terminale du canal palatin postérieur est délimitée par le maxillaire supérieur, qui présente aussi en cette région une gouttière. Du canal palatin postérieur partent généralement deux canaux délicats, les conduits palatins accessoires (canales palatini posteriores) (fig. 171, B), qui traversent l’apophyse pyramidale et viennent s’ouvrir à la face basilaire de cette apophyse par les orifices des conduits palatins accessoires (foramina palatina minora).

L’apophyse pyramidale s’applique, par sa face antérieure tournée un peu en dehors, contre le maxillaire supérieur, au-dessus de l’extrémité postérieure de ‘apophyse alvéolaire de cet os. Sa face postérieure présente une facette moyenne, lisse, généralement un peu déprimée (fig. 171, A), délimitée par deux facettes rugueuses (l et m), qui divergent vers le bas. Ces deux facettes rugueuses s’articulent avec les deux ailes de l’apophyse ptérygoïde. La facette lisse (*) intervient dans la formation de la fosse ptérygoïde. Au-dessus de l’apophyse pyramidale, a gouttière palatine postérieure est en rapport avec la partie supérieure de l’apophyse ptérygoïde, qui n’est appliquée contre le palatin que par son aile interne.

Cette partie supérieure de la gouttière palatine postérieure se voit extérieurement sur le crâne entre la tubérosité maxillaire et l’apophyse ptérygoïde; elle est invisible là où l’aile externe de l’apophyse ptérygoïde est appliquée contre l’apophyse pyramidale du palatin. Sur la face interne ou nasale (superficies nasalis) de la portion verticale de l’os, on trouve, indépendamment de rugosités qui n’ont pas d’importance, deux crêtes transversales à peu près parallèles (fig. 171, C). Ce sont les crêtes turbinale et ethmoïdale : elles correspondent aux crêtes de mêmes noms du maxillaire supérieur. Au-dessus de la crête ethmoïdale se trouve l’échancrure sphéno-palatine, qui sépare deux apophyses dirigées vers le haut.

Voir également  Articulation avec la colonne vertébrale

L’apophyse antérieure ou orbitaire est la plus importante : elle est dirigée n peu en dehors. Elle a la forme d’une pyramide irrégulière; elle s’applique contre le maxillaire supérieur, au-dessus et en dedans de la tubérosité maxillaire et sépare aussi l’ethmoïde du sphénoïde. Elle sert à former l’extrémité postérieure de la face inférieure de la cavité orbitaire.

Il y a lieu de lui distinguer cinq faces. Trois d’entre elles sont articulaires et m leur donne des noms correspondant à ceux des os avec lesquels elles s’articulent: Les deux autres sont libres. Deux des faces articulaires sont situées en le dans et en haut. L’une, antérieure (fig. 171, C), est la face ethmoïdale (superficies ethmoidalis) : elle ferme généralement une cellule ethmoïdale et est déprimée. L’autre, placée en arrière de la précédente, s’articule avec la face antérieure du corps du sphénoïde; elle présente une dépression qui fait partie du sinus sphénoïdal : on la désigne sous le nom de face sphénoïdale (superficies phenoidalis). La troisième face articulaire est située en dehors : elle est appliquée en avant et en bas contre le maxillaire supérieur (fig. 171, B) : c’est la face axillaire (superficies maxillaris). Les deux faces libres sont lisses et séparées par une faible crête. L’une d’entre elles regarde en haut (fig. 171, B) : c’est la face orbitaire (superficies orbitalis); elle est située en dehors de la lame papyracée de l’ethmoïde. En arrière et en bas, du côté de l’échancrure sphénoalatine, se trouve la seconde face libre; elle est dirigée vers la fosse ptérygonaxillaire (fig. 171, B).

L’apophyse postérieure ou apophyse sphénoïdale (processus sphenoidalis), noms élevée que l’apophyse orbitaire, se recourbe un peu en dedans pour s’appliquer contre la face inférieure du corps du sphénoïde. Sa face inférieure fait partie de la paroi des fosses nasales.

L’apophyse orbitaire et l’apophyse sphénoïdale, en s’unissant avec le corps du sphénoïde, transforment l’échancrure sphéno-palatine en le trou sphéno-palatin (foramen spheno-palatinum), qui fait communiquer la fosse ptérygomaxillaire avec la cavité nasale.

La PARTIE HORIZONTALE du palatin constitue, à son union avec le bord postérieur de l’apophyse palatine du maxillaire supérieur, une mince lamelle osseuse qui s’articule par suture, sur la ligne médiane, avec la partie horizontale du palatin de l’autre côté. Sa face supérieure est lisse; sa face inférieure est généralement un peu rugueuse. Son bord postérieur, aigu, présente une échancrure, ce qui détermine la formation sur la ligne médiane d’une saillie pointue qui, en s’unissant à celle de l’autre palatin, constitue l’épine nasale postérieure (spina nasalis posterior) (fig. 165). Le long de la suture médiane règne une crête, la crête nasale (crista nasalis), qui n’est qu’un prolongement de la crête nasale de l’apophyse palatine du maxillaire supérieur : elle s’articule, comme cette dernière, avec le vomer.

De même que le maxillaire supérieur, le palatin apparaît après la huitième semaine; toutefois ses rapports de situation sont un peu différents.