Osselets de l’oreille moyenne

Please wait while flipbook is loading. For more related info, FAQs and issues please refer to DearFlip WordPress Flipbook Plugin Help documentation.

 

Ces pièces du squelette sont situées contre la paroi du labyrinthe de l’os pétreux, c’est-à-dire que primitivement elles sont placées à la face externe du crâne. C’est à la suite du développement de la portion tympanique du temporal qu’elles arrivent à se trouver logées à l’intérieur du temporal, – dans l’espace désigné sous le nom de cavité tympanique ou caisse du tympan. Le fait que ces osselets se différencient à une époque très reculée du développement et qu’ils atteignent relativement tôt leur volume définitif, indique qu’ils avaient primitivement un volume plus considérable. Ils forment, en se mettant en rapport les uns avec les autres, une chaîne, qui s’étend de la paroi interne de la caisse du tympan à la membrane tympanique, cette dernière étant fixée à la portion tympanique du temporal. L’étrier est en rapport avec la paroi interne de la caisse du tympan le marteau se met en rapport avec la membrane tympanique. Entre l’étrier et le marteau se trouve l’enclume.

L’ÉTRIER (stapes), dont la forme répond parfaitement au nom qu’on lui a donné (fig. 175), présente à considérer une plaque- basilaire et deux arcs, qui en partent.

Ces arcs s’unissent en une tête (capitulum). La plaque basilaire de l’osselet est allongée suivant un axe; l’un de ses bords allongés est plus fortement convexe que l’autre. Elle présente à considérer une face plane et une face un peu déprimée ; c’est de cette dernière que partent les arcs.

Les faces de ces deux arcs qui sont placées en regard l’une de l’autre sont creusées en gouttière. Une membrane ferme l’espace compris entre les deux arcs et la plaque basilaire. L’étrier est placé à peu près horizontalement, sa plaque basilaire se trouvant enchâssée dans la fenêtre ovale

et unie par du tissu fibreux au bord libre de cette dernière. V arc postérieur (crus curvilineum) est un peu plus convexe que l’antérieur (crus rectilineum).

L’ENCLUME (incus) présente à considérer un corps, dirigé en avant, et deux apophyses qui en partent (fig. 176). L’apophyse la plus courte et en même temps la plus épaisse est comprimée un peu latéralement et quitte le corps de l’enclume en arrière. Elle présente en dehors, près de son extrémité, une facette rugueuse, qui s’articule avec la paroi de la cavité tympanique.

L’apophyse la plus longue est aussi la plus grêle. Elle est dirigée vers le bas et porte à son extrémité, recourbée un peu en dedans, une apophyse, qui forme avec elle un angle droit et qui s’articule avec la face déprimée de la tête de l’étrier. Cette apophyse, que l’on désigne sous le nom d’apophyse lenticulaire (apophysis lenticularis) présente un point d’ossification spécial et se sépare encore facilement de l’enclume chez le nouveau-né. C’est ce qui l’a fait considérer comme un osselet spécial, l’os lenticulaire (ossiculum lenticulare). A la face antérieure du corps de l’enclume se trouve une facette articulaire recourbée, qui s’articule avec la tête du marteau. Il y a lieu de distinguer au MARTEAU (malleus) une tête et un manche ou manubrium (fig. 177). La tête est dirigée vers le haut et présente à sa face postérieure une surface articulaire allongée, servant à l’articulation avec l’enclume.

Voir également  Colonne vertébrale

La tête se continue avec le manubrium par l’intermédiaire d’un col plus grêle, sur lequel se trouve, en dehors et un peu en arrière, une crête oblique (fig. 178, A). Au-dessous du col partent deux apophyses: l’une, obtuse et courte, est tournée en dehors; c’est l’apophyse externe (processus brevis), l’autre, plus longue et plus grêle, est dirigée en avant et en

bas ; c’est l’apophyse antérieure (processus longus, pr. Folii) ou folianus) (fig. 178). Cette apophyse s’étend primitivement dans la couche du cartilage de Meckel, qui part de la tête du marteau. Elle se forme également comme un os de revêtement, qui ne s’unit que secondairement avec le marteau, ce dernier se développant aux dépense  l’ébauche cartilagineuse. Après l’atrophie du cartilage de Meckel, elle constitue me tigelle engagée, chez le nouveau-né, dans la scissure de Glaser; chez l’adulte il l’est pas rare qu’elle soit réduite à un ligament. Le manubrium du marteau se trouve engagé dans la membrane du tympan et constitue la partie terminale externe de la chaîne des osselets.

La tête du marteau, ainsi que le corps de l’enclume, regarde vers la voûte de la caisse tympanique. Nous décrirons d’une façon plus détaillée les moyens d’union et la position des osselets de l’oreille moyenne, quand nous nous occuperons de l’organe auditif.

Tandis que l’origine du marteau et de l’enclume aux dépens du premier arc branchial cartilagineux (arc maxillaire) est admise depuis longtemps, il règne, au contraire, en ce qui concerne l’origine de l’étrier, différentes manières de voir. Pour J. GRUBER, il se séparerait de la paroi cartilagineuse du labyrinthe et ne posséderait aucun rapport génétique avec le deuxième arc branchial (arc hyoïdien).