Muscles hyoïdiens inférieurs

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Tous les muscles de ce groupe sont en relation avec l’os hyoïde. La plupart d’entre eux s’étendent de la cage thoracique à l’os hyoïde. Ils font partie d’un système de muscles dirigés verticalement et que complète, dans la région abdominale, le m. droit de l’abdomen. Dans la région cervicale, ces muscles sont disposés en deux couches : la couche profonde est elle-même subdivisée en deux muscles qui s’insèrent au cartilage thyroïde du larynx. Tous les muscles de ce groupe sont innervés par des nerfs cervicaux supérieurs, qui accompagnent partiellement le nerf hypoglosse.

PREMIÈRE COUCHE

M. STERNO-HYOÏDIEN (m. sterno-hyoideus) (fîg. 272). C’est un muscle plat, généralement étroit, qui va du sternum à l’os hyoïde. Il prend naissance à la face postérieure du manubrium du sternum et de l’articulation sternoclaviculaire, ainsi qu’à l’extrémité sternale de la clavicule. Recouvert par le sterno-cléido-mastoïdien, il se rétrécit un peu dans sa partie supérieure et se rapproche en même temps de celui de l’autre côté, de telle sorte que, dans le voisinage de leur insertion terminale, les deux muscles sont très rapprochés l’un de l’autre. Ils vont se terminer à l’os hyoïde.

Entre les deux muscles, vers le haut, fait saillie le cartilage thyroïde. Non loin de son origine, il existe assez fréquemment dans le muscle une intersection tendineuse. Action. Il tire vers le bas l’os hyoïde.

L’origine claviculaire du muscle est parfois assez large. Il arrive, mais rarement, qu’il se sépare du muscle un faisceau externe; il constitue un muscle spécial, qui va s’insérer à l’os hyoïde. Plus fréquemment, ce faisceau, séparé du muscle dans sa partie inférieure, s’unit au reste du corps musculaire dans sa partie supérieure. Ces différentes dispositions exceptionnelles sont l’indice d’un commencement de cheminement, semblable à celui que nous signalerons en décrivant le m. omo-hyoïdien; elles conduiraient, en s’accentuant davantage, à une disposition identique. Entre le sterno-hyoïdien et la membrane thyro-hyoïdienne existe une bourse muqueuse, qui s’étend aussi en dedans jusqu’au fascia cervical et s’unit parfois avec celle de l’autre côté.

M. OMO-HYOÏDIEN (m. omo-hyoideus) (fig. 272). C’est en général un muscle digastrique; il croise dans son trajet le m. sterno-cléido-mastoïdien, qui le recouvre partiellement. Le ventre postérieur du muscle prend origine au bord supérieur de l’omoplate, dans le voisinage du ligament transverse ou coracoïdien ; il peut aussi naître de ce ligament et passe de là sur l’apophyse coracoïde. Il se dirige obliquement en avant et en haut, en se rétrécissant un peu et en passant en arrière de la clavicule, à laquelle il est uni par du tissu conjonctif condensé. Arrivé au-dessous du sterno-cléido-mastoïdien, le ventre postérieur se continue en un tendon intermédiaire, d’où part le ventre antérieur du muscle. Ce dernier se dirige plus directement vers le haut, non loin du bord externe du m. sterno-hyoïdien. Il va s’insérer au corps de l’hyoïde, en dehors de l’insertion du sterno-hyoïdien. C’est au niveau de son tendon intermédiaire que le muscle croise les gros troncs vasculaires du cou. L’omo-hyoïdien reçoit assez souvent un faisceau accessoire qui vient de la clavicule à la place où existe généralement le tissu conjonctif condensé “qui unit le muscle à cet os. Dans d’autres cas, le ventre postérieur provient tout entier de la clavicule. Le muscle constitue alors un cléido-hyoïdien, qui peut même à son origine être uni au sterno-hyoïdien. Il n’est pas rare non plus de voir son ventre antérieur fusionné avec le sterno-hyoïdien.

Voir également  Muscles iliaques externes

D’après ces variétés, l’omo-hyoïdien se comporte comme la partie externe d’un muscle dont le sterno-hyoïdien représenterait la partie la plus interne. L’origine de ce muscle se serait étendue le long de la clavicule jusqu’à l’apophyse coracoïde et à l’omoplate.

La partie la plus externe de ce muscle a persisté et constitue l’omo-hyoïdien ; de ses faisceaux moyens, les externes se sont transformés en un tissu fibreux qui unit le ventre postérieur de l’omo-hyoïdien à la clavicule et les internes se sont complètement atrophiés; enfin, ses faisceaux internes forment le muscle sterno-hyoïdien.

Chez les nègres l’origine exclusivement claviculaire du muscle est plus fréquente que dans la race blanche. Le dédoublement du muscle se rencontre également comme nous l’avons vu pour le sterno-hyoïdien. Action. Il tire l’os hyoïde vers le bas et en même temps un peu en arrière.

SECONDE COUCHE

M. STERNO-THYROÏDIEN (m. sterno-thyreoideus) (fig. 272). Il est presque entièrement recouvert par le m. sterno-hyoïdien. Il naît un peu plus profondément que ce dernier de la face interne du manubrium du sternum, dans le voisinage immédiat de la ligne médiane, de telle sorte que les corps larges et aplatis des deux sterno-thyroïdiens apparaissent, au-dessus du bord supérieur du sternum, entre les deux sterno-hyoïdiens.

Le muscle recouvre ensuite la glande thyroïde et arrive ainsi au cartilage thyroïde. Il s’insère à la plus grande partie de la face externe de cet organe suivant une ligne oblique dirigée d’arrière en avant et de haut en bas. Quelques faisceaux postérieurs du muscle se continuent d’une part avec le m. thyro-hyoïdien et d’autre part avec le constricteur inférieur du pharynx.

Lorsque la glande thyroïde s’hypertrophie, le muscle sterno-thyroïdien devient plus large et en même temps il s’amincit souvent d’une façon remarquable. Son origine peut aussi s’étendre en dehors jusqu’à atteindre la deuxième côte. Le muscle peut parfois se diviser en plusieurs faisceaux longitudinaux. Fréquemment sa partie inférieure présente une ou deux intersections tendineuses. Il n’est pas rare enfin que le sterno-thyroïdien se continue avec le thyro-hyoïdien au moyen d’un faisceau plus volumineux. Action. Il abaisse le cartilage thyroïde et avec lui le larynx.

M. THYRO-HYOÏDIEN (M. thyreo-hyoideus) (fig. 271). Ce muscle non seulement se trouve dans la prolongation du sterno-thyroïdien, mais il reçoit en outre encore généralement des fibres externes de ce dernier.

Tout le reste du muscle prend son origine au point d’insertion du muscle sterno-thyroïdien. Le corps musculaire, aplati, va s’insérer à la partie externe du corps ainsi qu’à la grande corne de l’os hyoïde.

En dedans du m. thyro-hyoïdien court parfois un cordon musculaire, étendu du corps de l’os hyoïde à la glande thyroïde. C’est le MUSCLE RELEVEUR DE LA GLANDE THYROÏDE (m. levator glandulae thyreoideae). Il offre de nombreuses variations. Il peut même aussi naître du cartilage thyroïde et semble constituer un faisceau du m. thyrohyoïdien.

Le m. thyro-hyoïdien doit être considéré comme formant avec le sterno-thyroïdien un muscle unique, qui s’est divisé secondairement après avoir contracté, dans son trajet entre le sternum et l’os hyoïde, une insertion au cartilage thyroïde. Action. Le m. thyro-hyoïdien abaisse l’os hyoïde, ou bien, lorsque ce dernier est fixé, il relève le larynx.