GÉNÉRALITÉS sur le système squelettique

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La corde dorsale (chorda dorsalis), dont nous avons mentionné précédemment l’origine, représente le squelette axial le plus primitif. Dans les premiers stades du développement ontogénique elle forme, à elle seule, l’appareil de soutien du corps tout entier. Elle consiste en de grandes cellules, séparées les unes des autres par une substance intercellulaire peu abondante. Extérieurement elle est délimitée par une membrane homogène, appelée étui de la corde. C’est un cordon cylindrique, étendu uniformément dans toute la longueur de l’ébauche du corps de l’embryon. Chez les vertébrés inférieurs, la corde dorsale atteint un volume relativement considérable ; elle forme, chez eux, un organe important. On la trouve encore bien développée pendant toute la durée de la vie, chez des animaux (poissons cartilagineux), chez lesquels il s’est déjà formé sur son pourtour du tissu cartilagineux, qui augmente l’importance du système squelettique. La fonction dévolue primitivement à la corde dorsale est progressivement accomplie par le tissu cartilagineux qui l’entoure. Il en résulte que l’importance de cet organe diminue peu à peu, au fur et à mesure que l’animal s’élève davantage dans la série des vertébrés : la corde dorsale finit par s’atrophier presque complètement.

Les éléments cartilagineux qui se développent autour d’elle ne constituent plus, comme elle, un organe continu : ils sont séparés les uns des autres. Cet état cartilagineux du squelette axial, qui persiste pendant toute la durée de la vie chez les vertébrés inférieurs, n’est que transitoire chez les vertébrés supérieurs et ne se forme même plus que partiellement. Le tissu cartilagineux est presque entièrement remplacé par du tissu osseux. Il en résulte que des parties du squelette, qui précédemment étaient cartilagineuses, sont maintenant représentées par des os. De là la distinction que l’on établit entre le squelette cartilagineux ou squelette primaire et le squelette osseux ou squelette secondaire.

Le squelette ne fonctionne pas seulement comme organe de soutien des parties molles. Il délimite en outre des cavités, dans lesquelles se trouvent logés des organes importants : il sert ainsi pour ces organes d’appareil de protection. Enfin il constitue encore l’appareil passif de la locomotion; il donne insertion aux muscles du corps ; c’est par l’action de ces derniers sur les parties du squelette que peut s’accomplir la loco-i motion. Les pièces du squelette prennent donc part à la locomotion, en fonctionnant comme bras de leviers. Ce sont ces différents rapports fonctionnels qui déterminent les caractères des diverses pièces du squelette. Il faut y ajouter toutefois l’influence qu’exercent sur elles les autres organes qui les avoisinent. On peut dire que tous les systèmes d’organes influent d’une façon plus ou moins marquante sur la forme des pièces squelettiques. C’est ce qui rend la connaissance du squelette si importante pour l’Anatomie. L’étude du squelette est, en effet, la base fondamentale de l’Anatomie, grâce à ses connexions avec les parties les plus diverses du corps. Enfin, dans la constitution du squelette de l’homme nous trouvons des preuves évidentes de relations plus ou moins éloignées avec d’autres vertébrés : à ce point de vue, son étude offre aussi une importance morphologique toute spéciale.