Dépistage des cancers colo-rectaux

Pourquoi dépister le cancer colorectal ?

Suis-je concerné(e) ?

Le cancer de l’intestin (ou cancer colorectal) touche aussi bien les hommes que les femmes. C’est l’un des trois cancers les plus fréquents en France, tous sexes confondus, après le cancer de la prostate et du sein. C’est aussi la deuxième cause de décès par cancer en France.

Vous avez entre 50 et 74 ans et vous résidez dans les Bouches du Rhône.

Vous n’avez pas de facteur de risque particulier (votre médecin traitant fera avec vous un bilan de vos antécédents personnels et familiaux).

Vous êtes concerné(e) !

Le test et son analyse sont pris en charge à 100% sans avance de frais de votre part. N’attendez plus !


En l’absence de dépistage, 15% des cancers diagnostiqués sont à un stade précoce. Dans le cadre du dépistage organisé, c’est 50% des cancers diagnostiqués.

Un cancer dépister tôt est un cancer qui se guérit dans 90% des cas !
En pratique, qu’est-ce que je fais ?

Vous recevez un courrier d’ARCADES vous invitant à retirer le kit de dépistage chez votre médecin traitant à l’occasion d’une consultation.

Muni de cette invitation, vous vous rendez chez votre médecin traitant qui évalue votre niveau de risque de développer un cancer colorectal.  


-> vous êtes un sujet dit « à risque » : votre médecin traitant vous orientera vers les modalités de surveillance les mieux adaptées à votre situation. 


-> vous n’avez pas de risque particulier : votre médecin traitant vous remet le kit de dépistage, vous informe de son utilisation et de la démarche à suivre en cas de test positif. 

Vous réalisez ce test chez vous, c'est un test simple, sans risque et sans douleur (il s’agit d’un recueil de selles afin d’effectuer une recherche de sang invisible à l’œil nu).

Le centre de lecture vous enverra les résultats ainsi qu’à votre médecin traitant.  
-> le test est négatif (dans 96% des cas) : aucun saignement n’a été détecté au moment du test. Vous serez invité(e) à refaire le test dans deux ans. 
-> le test est positif (dans 4% des cas) : du sang a été détecté dans les selles. Pour en identifier l’origine, le médecin traitant prescrit une coloscopie, réalisée par un gastro-entérologue. La coloscopie s’avère normale dans plus de la moitié des cas. Vous serez invité(e) à refaire le test immunologique dans cinq ans. Une coloscopie anormale permet de déceler et de traiter un polype ou un cancer débutant.  


Ce cancer provient 9 fois sur 10 de la transformation d’une petite tumeur, longtemps bénigne, le « polype » ou adénome. Le test de dépistage permet de déceler ces lésions dites précancéreuses ; leur ablation au cours d’une coloscopie permet d’éviter l’apparition du cancer.

Il paraît donc primordial de pouvoir dépister un cancer au stade précoce ou un polype avant que celui-ci ne dégénère.

Un nouveau test plus simple et plus fiable

En grossissant certains polypes saignent. Le dépistage consiste à rechercher, dans les selles, des traces de sang invisibles à l’œil nu.

Contrairement au test Hémoccult II® utilisé jusqu’à fin décembre 2014, le test immunologique de réalisation plus simple ne nécessite qu’un seul prélèvement au lieu de six.

Ces tests ont des performances de détection meilleures pour les cancers colorectaux et les polypes adénomateux. En effet les tests immunologiques permettront de dépister 2 fois plus de cancers et 3 à 4 fois plus d’adénomes.

Voir le film pédagogique de l'INCA sur le dépistage organisé des cancers colo-rectaux :